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Un journaliste d’Iran International poignardé devant son domicile de Londres

Pouria Zeraati, qui avait interviewé Netanyahu l'année dernière, a été blessé à la jambe ; la police anti-terroriste enquête sur un lien entre l'attaque et son travail suite à de multiples complots à l'encontre de ce média opposé aux Ayatollahs

Pouria Zeraati. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Pouria Zeraati. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Les enquêteurs de la police anti-terroriste britannique ont ouvert une enquête après qu’un journaliste travaillant pour un média en langue perse a été attaqué au couteau et blessé à Londres, vendredi, craignant qu’il ait été pris pour cible en raison de son travail, a fait savoir la police.

Les forces de l’ordre ont précisé que l’homme, âgé d’une trentaine d’années, avait été blessé à la jambe lors de cet incident survenu à Wimbledon, dans le sud-ouest de Londres, dans l’après-midi de vendredi.

Le Syndicat national des Journalistes (NUJ) britannique a fait savoir que la victime était le journaliste iranien Pouria Zeraati, qui vit à Londres et qui anime une émission sur la chaîne de télévision Iran International, opposante au régime des Ayatollahs. L’année dernière, Zeraati avait interviewé le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

La police a expliqué que les blessures du journaliste ne mettaient pas en jeu son pronostic vital et que son état était stable.

« Cette attaque lâche menée contre Pouria est profondément choquante et toutes nos pensées vont à lui, à sa famille et à tous ses collègues d’Iran International », a déclaré la secrétaire-générale du syndicat des journalistes, Michelle Stanistreet.

Au mois de janvier, la Grande-Bretagne avait imposé des sanctions aux responsables iraniens qui, avait fait savoir le pays, étaient impliqués dans des menaces de morts proférées à l’encontre de journalistes travaillant sur son sol.

Des responsables qui appartenaient à l’unité 840 du Corps des Gardiens de la révolution islamique et qui, selon des investigations faites par ITV news, en Grande-Bretagne, étaient impliqués dans des complots visant à assassiner deux présentateurs de télévision d’Iran International.

« Alors que nous ne négligeons aucune piste, au vu de l’activité professionnelle de la victime et des inquiétudes très réelles suscitées par les menaces faites aux employés d’Iran International, les investigations sont actuellement dirigées par le Commandement antiterroriste », a commenté le commandant Dominic Murphy, le chef de cette unité.

« Je dois souligner qu’à ce stade précoce de l’enquête, nous ne savons pas pourquoi la victime a été attaquée et il est possible qu’il y ait un certain nombre d’explications à cela », a-t-il ajouté.

Les officiels iraniens n’ont, pour leur part, pas réagi à cette information.

La police britannique et les responsables de la sécurité lancent des mises en garde de plus en plus fréquentes sur l’utilisation, par Téhéran, de criminels qui sont chargés par la république islamique de mener des attaques.

Ils ont déclaré qu’il y avait eu plus de 15 menaces directes d’assassinat ou d’enlèvement proférées à l’encontre de dissidents ou d’opposants politiques qui étaient liées, d’une manière ou d’une autre, à l’État iranien depuis deux ans.

Au mois de décembre, un ressortissant autrichien avait été condamné pour avoir collecté des renseignements susceptibles d’être utilisés dans une attaque terroriste après avoir été accusé de se livrer « à des activités hostiles de reconnaissance » au siège d’Iran International, à Londres.

L’année dernière, la Douzième chaîne avait annoncé que les responsables israéliens de la sécurité avaient transmis des informations au Royaume-Uni – des renseignements qui suggéraient que l’Iran avait l’intention de s’en prendre aux journalistes du média d’opposition, qui avait alors déplacé ses diffusions à Washington.

« Il est encore trop tôt pour savoir si cette attaque violente est liée aux activités d’intimidation et de harcèlement croissantes de la part de l’Iran, avec notamment le complot de l’assassinat des journalistes Fardad Farahzad et Sima Sabet en 2022, » a commenté Stanistreet.

« Toutefois, cette attaque brutale à l’arme blanche fait naître inévitablement des craintes parmi les nombreux journalistes pris pour cible au sein d’Iran International et du Persian Service de la BBV, qui ont le sentiment de ne plus être en sécurité chez eux ou lorsqu’ils travaillent », a-t-elle continué.

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