Un ministre danois aurait ordonné un examen des aides aux associations palestiniennes
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Un ministre danois aurait ordonné un examen des aides aux associations palestiniennes

Netanyahu a récemment appelé Copenhague à cesser de donner de l’argent aux associations qui incitent à la violence contre Israël ou promeuvent le BDS

Anders Samuelsen, à gauche, ministre danois des Affaires étrangères, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 17 mai 2017. (Crédit : Haim Zach/GPO)
Anders Samuelsen, à gauche, ministre danois des Affaires étrangères, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 17 mai 2017. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Sous les pressions d’Israël, le ministère danois des Affaires étrangères aurait ordonné un examen des donations de son gouvernement aux associations de l’Autorité palestinienne (AP), et n’approuvera aucun nouveau financement avant que l’enquête ne soit terminée.

« Nous devons être certains que l’aide danoise contribue de manière positive à l’avancement des droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens », a déclaré dans un communiqué le ministre danois des Affaires étrangères, Anders Samuelsen.

« Il est possible que, après l’enquête que nous menons, nous devions arrêter de financer certaines organisations palestiniennes, a-t-il dit. Jusqu’à la conclusion de l’enquête, nous ne signerons aucun financement nouveau à des organisations palestiniennes. »

Ce mois-ci, des diplomates israéliens et danois ont indiqué que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait appelé Samuelsen à cesser le financement danois des ONG palestiniennes impliquées dans l’incitation à la violence contre Israël ou promeuvent le boycott de l’Etat juif.

Netanyahu avait donné à Samuelsen une liste des organisations qui reçoivent des financements danois et qui sont liées, selon Israël, au mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël.

Des Palestiniens avec des affiches et des T-shirts représentant Dalal Mughrabi, une terroriste du Fatah responsable du massacre de la route côtière en 1978, qui a tué 38 Israéliens dont 13 enfants, pendant une manifestation à Ramallah, le 16 juillet 2008. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)
Des Palestiniens avec des affiches et des T-shirts représentant Dalal Mughrabi, une terroriste du Fatah responsable du massacre de la route côtière en 1978, qui a tué 38 Israéliens dont 13 enfants, pendant une manifestation à Ramallah, le 16 juillet 2008. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Dimanche, les Nations unies ont indiqué avoir retiré leur soutien à un centre pour les femmes de Cisjordanie qui porte le nom d’une terroriste, déclarant que ce geste était « offensant » et glorifiait le terrorisme.

Le centre porte le nom de Dalal Mughrabi, qui a participé au massacre de la route côtière de 1978. Mughrabi et d’autres terroristes du Fatah ont atterri sur une plage proche de Tel Aviv, ont détourné un bus sur la route côtière d’Israël et ont tué 38 civils, dont 13 enfants, et fait plus de 70 blessés.

« La glorification du terrorisme, ou des auteurs des actes terroristes haineux, est inacceptable, en toutes circonstances, a déclaré l’ONU dans un communiqué. Les Nations unies ont appelé à plusieurs reprises à la fin des incitations à la violence et à la haine puisqu’elles sont l’un des obstacles à la paix. »

Deux jours avant les Nations unies, le ministre norvégien des Affaires étrangères avait condamné l’Autorité palestinienne pour avoir baptisé ainsi ce centre, demandant que le nom du pays soit retiré du bâtiment et que les financements donnés pour sa construction par la Norvège soit rendus.

Dimanche, pendant la réunion hebdomadaire du groupe parlementaire du Likud, Netanyahu avait annoncé avoir ordonné la semaine dernière à Yuval Rotem, le directeur général du ministère des Affaires étrangères, de faire pression sur la Norvège et les Nations unies pour qu’elles retirent leurs financements du projet de Cisjordanie.

Le Premier ministre avait dit qu’Israël tenait à faire pression sur les pays et les organisations internationales à ce sujet, et qu’il continuerait ainsi.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion du cabinet organisée dans les tunnels du mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, en l'honneur du 50e anniversaire de Yom Yeroushalayim, le 28 mai 2017. (Crédit : Gali Tibbon/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une réunion du cabinet organisée dans les tunnels du mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, en l’honneur du 50e anniversaire de Yom Yeroushalayim, le 28 mai 2017. (Crédit : Gali Tibbon/AFP)

« Nous avons mis cette politique en place même pour nos amis les plus proches, et les avons prévenus que nous ne pouvons pas accepter que des gouvernements amicaux soutiennent des organisations qui glorifient le terrorisme et agissent contre les soldats israéliens », avait dit Netanyahu.

Il avait également défendu sa nouvelle politique de boycott des responsables étrangers qui rencontrent des associations de gauche qu’Israël accuse de piéger les soldats israéliens pour qu’ils soient jugés par des tribunaux étrangers.

« Vous pouvez me voir. Mais vous ne pouvez pas voir ces organisations, et me voir moi », avait-il dit.

« Nos soldats nous protègent. Et nous les protégeront », avait-il conclu.

Le mois dernier, Netanyahu a annulé au dernier moment sa rencontre avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, qui avait refusé d’annuler son rendez-vous avec Breaking the Silence, qui tente, selon Netanyahu, de faire juger les soldats israéliens pour crimes de guerre.

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