Un proche de Gantz affirme que les implantations se développeront s’il est élu
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Un proche de Gantz affirme que les implantations se développeront s’il est élu

Le parti de Benny Gantz a publié des "clarifications" suite aux propos de Zvi Hauser, affirmant qu'il "agira selon les besoins sécuritaires" et ne gèlera pas la construction

L'ancien secrétaire de cabinet Zvi Hauser. (Yanai Yechiel)
L'ancien secrétaire de cabinet Zvi Hauser. (Yanai Yechiel)

L’ancien chef d’état-major de Tsahal Benny Gantz, du parti Hossen LeYisrael, a publié vendredi une « clarification » concernant les remarques d’un membre d’un parti allié selon lesquelles la construction d’implantations en Cisjordanie ne descendrait pas en dessous de son rythme actuel sous un gouvernement dirigé par Gantz.

Zvi Hauser, membre du parti Telem et ancien secrétaire de cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré au quotidien Yedioth Ahronoth, dans une interview publiée vendredi, que Gantz « ne construirait pas moins » que l’actuel Premier ministre.

Il a également déclaré que Telem s’efforcerait de faire progresser la construction de nouvelles implantations dans toute la Cisjordanie « au-delà de ce qui se fait aujourd’hui ».

« Hossen LeYisrael s’efforcera de défendre les intérêts d’Israël en matière de sécurité, ne gèlera pas [la construction] des implantations et la vie des gens d’une manière aussi radicale que le fait Netanyahu », a déclaré le parti de Gantz dans un communiqué.

Il a également souligné que le gouvernement qu’il dirigera « ne construira pas de manière sauvage afin de ne pas faire échouer les efforts diplomatiques et travaillera avec les pays et dirigeants de la région ».

« Nous agirons en fonction des besoins sécuritaires et non en fonction des critères de gauche et de droite », a ajouté le parti.

L’ancien chef d’état-major Benny Gantz (à droite) prononce son premier discours électoral aux côtés de son allié électoral, l’ancien ministre de la Défense Moshe Yaalon, à Tel Aviv le 29 janvier 2019. (JACK GUEZ / AFP)

Telem, qui est dirigé par l’ancien ministre de la Défense du Likud Moshe Yaalon, se présente sur une liste commune avec Hossen LeYisrael pour les élections législatives d’avril prochain.

Alors que M. Gantz s’est engagé à conclure un accord de paix avec les Palestiniens, M. Yaalon s’oppose à la création d’un État palestinien et a déclaré plus tôt cette semaine que la construction des implantations devait se poursuivre dans toute la Cisjordanie.

Hauser est l’un des meilleurs candidats annoncés par Gantz et Yaalon jeudi dernier sur leur liste électorale commune. Yoaz Hendel, chroniqueur de journal et directeur de l’Institut pour les stratégies sionistes, qui était auparavant assistant principal de Netanyahu, est également candidat sous la bannière Telem.

Hossen LeYisrael est considéré comme le plus grand challenger du Likud de Netanyahu, qui n’a cessé de qualifier le général à la retraite qui le dirige de gauchiste.

Gantz, tentant de bâtir un front centriste, a évité de se définir de droite ou de gauche, en disant à Yedioth dans une interview que « la question centrale est toujours la question de la sécurité » et qu’il souhaite « rassembler des gens avec des convictions et opinions différentes ».

Un habitant de l’avant-poste d’Amona, en Cisjordanie, crie sur des policiers avec un mégaphone pendant l’évacuation de l’implantation illégale, le 1er février 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Dans l’interview, qui a été entièrement publiée vendredi, Gantz était également interrogé sur le retrait des implantations situées en dehors des blocs et sur son intention de se retirer unilatéralement de zones de Cisjordanie si les négociations avec les Palestiniens échouaient.

« J’ai dit que je n’attendrai pas », ajoutait Gantz. « Je n’ai pas dit que ce serait unilatéral et je ne veux pas dire que ce sera unilatéral. Nous ferons quelque chose de constructif. Jusqu’à présent, mon métier était de détruire, maintenant mon rôle est de construire. Je n’attendrai pas, je construirai ».

Ailleurs dans l’interview, Gantz semblait saluer le désengagement de la bande de Gaza en 2005 : « C’était une décision juste. Elle a été approuvée par le gouvernement israélien et mise en œuvre par l’armée israélienne et les résidents, avec beaucoup de tristesse, mais elle a très bien réussi. Nous devons en tirer les leçons et les appliquer ailleurs. »

Ces remarques, publiées pour la première fois mercredi, ont été dénoncées par les partis de droite et ont déclenché une série d’accusations mutuelles entre ceux qui avaient soutenu l’évacuation par Israël de toutes les localités et positions militaires de la bande de Gaza à l’époque.

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