Un reporter du New York Times s’est vu refuser d’entrer en Egypte
Rechercher
NYT" data-image_url="https://static.timesofisrael.com/fr/uploads/2019/02/Dzxz5psXQAE5ifS.jpg" data-image_width="1024" data-image_height="684">

Un reporter du New York Times s’est vu refuser d’entrer en Egypte

David Kirkpatrick a été "détenu au secret plusieurs heures avant d'être forcé à prendre un vol de retour à destination de Londres", selon le NYT

David Kirkpatrick, journaliste au New York Times (Crédit : Twitter)
David Kirkpatrick, journaliste au New York Times (Crédit : Twitter)

Les autorités égyptiennes ont interdit à un journaliste expérimenté du New York Times d’entrer dans le pays, a rapporté mardi le quotidien américain.

Arrivé au Caire lundi, David Kirkpatrick a été « détenu au secret plusieurs heures avant d’être forcé à prendre un vol de retour à destination de Londres », selon le NYT qui affirme que le journaliste n’a reçu aucune explication à cette mesure.

Le ministère égyptien de l’Intérieur n’était pas dans l’immédiat joignable pour des commentaires.

M. Kirkpatrick a été chef du bureau du Caire pour le NYT entre 2011 et 2015, et est l’auteur d’un livre sur le Printemps arabe.

Les médias progouvernementaux l’ont régulièrement critiqué pour sa couverture de l’actualité du pays.

En 2018, le journal progouvernemental « Youm7 » l’avait accusé de « déformer délibérément (l’image) de l’Egypte » après qu’il eut évoqué « l’acceptation tacite », par les autorités égyptiennes, de la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël.

En mars 2018, les autorités avaient expulsé la correspondante du journal britannique The Times pour avoir violé la loi en menant des interviews sans l’autorisation nécessaire.

En janvier dernier, le présentateur d’une émission d’une chaîne privée égyptienne avait été condamné à un an de prison ferme par un tribunal égyptien pour avoir interviewé un homosexuel.

Les groupes de défense des droits humains accusent régulièrement le régime du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi de graves violations, notamment de la liberté de la presse, ce dont se défendent les autorités.

En septembre, M. Sissi avait promulgué une loi portant sur la réglementation de la presse et des médias, qui permet notamment de surveiller étroitement certains comptes d’utilisateurs de réseaux sociaux.

L’Egypte occupe la 161e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse 2018 établi par RSF.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...