Un résident du Sud élu maire, moins d’un an après avoir perdu ses deux jambes
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Un résident du Sud élu maire, moins d’un an après avoir perdu ses deux jambes

Gadi Yarkoni, blessé le dernier jour de la guerre de Gaza de l'été dernier, dirigera la région d'Eshkol

Gadi Yarkoni (à droite), du Conseil régional d'Eshkol (Crédit : Facebook)
Gadi Yarkoni (à droite), du Conseil régional d'Eshkol (Crédit : Facebook)

Le 27 août 2014, juste une heure avant que le cessez-le-feu avec le Hamas n’entre en vigueur, un obus de mortier a frappé. Au même moment, Gadi Yarkoni réparait les fils électriques endommagés avec l’équipe de sécurité de son kibboutz, dans la région d’Eshkol.

L’attaque a tué le coordonnateur de la sécurité du kibboutz, Nirim Zeev Etzion, et son adjoint, Shahar Melamed. Yarkoni a perdu ses jambes.

Mardi, moins d’un an après sa blessure et juste après être sorti de la période de réhabilitation, Yarkoni a battu deux adversaires pour obtenir les 51 % des voix nécessaires pour être élu maire au Conseil régional d’Eshkol.

« J’ai terminé un voyage de trois mois commencé avec ma décision de me présenter pour le conseil », a déclaré Yarkoni après avoir été mis au courant des résultats. « Je suis heureux d’avoir également complété avec succès cette mission et je peux commencer un véritable voyage et conduire le Conseil régional d’Eshkol, avec amour et dévotion pour tous ses résidents. »

« Ils méritent tout le soutien possible pour leur ténacité en périphérie d’Israël, dans leur dévotion à l’industrie agricole, et face aux attaques », a-t-il poursuivi.

Il a été félicité par le maire sortant, Haim Jelin, qui a récemment été élu à la Knesset en tant que membre du parti Yesh Atid.

« Il ne fait aucun doute dans mon esprit que sa force et l’optimisme seront une source d’inspiration et d’énergie pour la croissance de toutes les villes d’Eshkol », a déclaré Jelin dans un communiqué.

En janvier, Yarkoni a témoigné devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU au sujet de son expérience terrifiante et des dommages infligés aux résidents d’Eshkol pendant la guerre de l’été dernier.

« Ils ne m’ont rien demandé ; ils m’ont laissé parler tout le temps », avait-il dit à l’époque. « Je leur ai parlé des enfants qui ont peur des tunnels et des roquettes. »

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