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Un responsable israélien espère bientôt d’autres accords de normalisation

Eliav Benjamin déclare qu'Israël s'engage avec "pratiquement tous les pays de la région" pour étendre les accords d'Abraham, et mentionne Oman comme un objectif possible

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Un avion A320 de Gulf Air en provenance de Manama, la capitale du Bahreïn, est accueilli à son arrivée à l'aéroport Ben Gurion, près de Tel Aviv, le 30 septembre 2021. (Crédit : Photo par EMMANUEL DUNAND / AFP)
Un avion A320 de Gulf Air en provenance de Manama, la capitale du Bahreïn, est accueilli à son arrivée à l'aéroport Ben Gurion, près de Tel Aviv, le 30 septembre 2021. (Crédit : Photo par EMMANUEL DUNAND / AFP)

Un haut fonctionnaire du ministère des Affaires Etrangères a déclaré mercredi qu’Israël s’engageait auprès d’un grand nombre de pays de la région dans une tentative de normalisation des liens, y compris Oman, et espérait conclure un ou plusieurs accords d’ici un an.

Israël a poursuivi ses efforts pour établir des relations formelles avec des pays du Moyen-Orient et d’Afrique, après une série d’accords conclus sous l’égide des États-Unis l’année dernière, a déclaré Eliav Benjamin, qui dirige la division du Moyen-Orient et du processus de paix au ministère des Affaires étrangères israélien.

« Nous nous adressons fondamentalement à tous les pays de la région, du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord », a déclaré M. Benjamin aux médias internationaux lors d’un briefing. « Chacun d’entre eux doit décider quand sera le bon moment pour eux et comment s’y prendre. Nous parlons à chacun d’entre eux, à Oman également… nous avons une coopération en cours. »

Oman a longtemps été présenté comme l’un des prochains pays susceptibles de nouer des liens diplomatiques avec l’État juif. Il avait accueilli le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, en 2018, a exprimé son soutien à l’accord de normalisation entre Israël et les Émirats arabes unis le lendemain de son annonce l’année dernière et a également été prompt à saluer les liens d’Israël avec Bahreïn.

Mais Mascate a répété à plusieurs reprises ces derniers mois qu’il ne normalisera pas les liens avec Israël avant que les Palestiniens n’obtiennent un État qui leur est propre.

Benjamin a noté qu’Israël avait une mission officielle à Mascate qui a été ouverte après les Accords d’Oslo. Il a également déclaré qu’Israël participe toujours à un projet multilatéral avec Oman, la Jordanie et d’autres pays de la région sur la coopération en matière d’eau.

Le dirigeant d’Oman, le sultan Haitham bin Tariq, se prépare à une réunion au palais al-Alam dans la capitale Mascate, le 21 février 2020. (Crédit : Andrew Caballero-Reynolds/Pool via AP, File)

Le diplomate a toutefois reconnu que des facteurs internes à Oman et à d’autres pays jouent également un rôle dans le rythme et la manière dont les accords d’Abraham peuvent être étendus.

Les États-Unis, Israël et Oman ont tous connu des changements de dirigeants l’année dernière, ce qui a quelque peu refroidi les espoirs de nouveaux accords de normalisation.

Haitham bin Tariq a pris le pouvoir en janvier en tant que sultan d’Oman après la mort de Qaboos bin Said, qui a joué un rôle déterminant dans le réchauffement des relations de Mascate avec l’État juif. Les analystes estiment que le nouveau sultan, qui s’efforce toujours de renforcer sa légitimité dans son pays, aura plus de mal à prendre une décision aussi controversée de se rapprocher d’Israël si peu de temps après son entrée en fonctions.

Eliav Benjamin, du ministère des Affaires Etrangères (Crédit : autorisation)

Néanmoins, Eliav Benjamin reste tout de même optimiste.

« Aussi avec Oman et aussi avec d’autres pays. J’espère vraiment que lorsque nous nous rencontrerons à la même époque l’année prochaine, si ce n’est avant, nous pourrons parler d’autres pays qui ont adhéré. »

Le ministère des Affaires étrangères a par la suite déclaré qu’Oman n’était pas pointé du doigt, caractérisant les commentaires de Benjamin comme une réponse à une question qui mentionnait Oman.

Le ministre des Affaires Etrangères, Yair Lapid, a indiqué mardi que d’autres pays pourraient rejoindre les EAU (Emirats arabes unis), le Maroc et Bahreïn pour nouer des liens avec Israël.

« Je ne citerais pas de noms parce que cela nuirait au processus, mais bien sûr, nous travaillons avec les États-Unis et avec les nouveaux amis des Émirats, de Bahreïn et du Maroc… afin d’étendre cela à d’autres pays », a déclaré Lapid lors de la conférence annuelle des Fédérations juives d’Amérique du Nord.

Des Palestiniens marchent sur une pancarte affichant des photos du prince héritier d’Abou Dhabi, Cheikh Mohammed bin Zayed, du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, du roi de Bahreïn Hamad al-Khalifa, du Sultan Qaboos d’Oman à Muscat, du Premier ministre Benjamin Netanyahu, du président américain Donald Trump et de son gendre et conseiller Jared Kushner, lors d’une manifestation dénonçant la conférence Peace to Prosperity organisée par les États-Unis à Bahreïn, dans la ville de Gaza, le 24 juin 2019. (Crédit : MOHAMMED ABED / AFP)

« Cela ne signifie pas que nous négligeons pour toujours et à jamais la question palestinienne sur laquelle nous devons également travailler », a-t-il ajouté.

Lapid s’est récemment rendu aux Émirats arabes unis et à Bahreïn pour inaugurer les ambassades d’Israël dans le pays, après le premier anniversaire des accords de normalisation négociés par l’administration Trump.

Le Soudan et le Maroc ont rejoint les accords d’Abraham dans les mois qui ont suivi leur signature, tandis que le Kosovo a accepté de reconnaître Israël dans le cadre d’un accord distinct négocié par les États-Unis et impliquant la Serbie.

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