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Un tribunal interdit à Arnon Bar-David de diriger la Histadrout durant 90 jours

Les forces de l'ordre chercheraient à éloigner le chef des bureaux du puissant syndicat, craignant qu'il ne tente d'influencer les témoignages en sa défaveur

Le président de la fédération syndicale de la Histadrut, Arnon Bar-David, en visite à Kiryat Shmona, le 27 juin 2024. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)
Le président de la fédération syndicale de la Histadrut, Arnon Bar-David, en visite à Kiryat Shmona, le 27 juin 2024. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

Le président de la Histadrout, Arnon Bar-David, n’est pas autorisé à diriger la puissante fédération syndicale jusqu’au mois de mars 2026, selon la presse israélienne.

Cette décision, prise par le tribunal de première instance de Rishon Lezion, intervient alors que la police mène des investigations au sujet de Bar-David, qui est soupçonné de corruption et de pots-de-vin dans le cadre d’une vaste enquête.

Bar-David, assigné à résidence depuis le 13 novembre, est soupçonné d’avoir reçu de l’argent de la part de son agent d’assurance, Ezra Gabay, qui aurait mis en place un réseau de corruption au sein du syndicat et de ses branches.

La police pense que Gabay a exploité ses relations étroites avec Bar-David pour obtenir des emplois pour ses proches au sein de la Histadrout – sous réserve que les bénéficiaires souscrivent des contrats d’assurance auprès de son agence.

Les forces de l’ordre auraient cherché à éloigner Bar-David des bureaux de l’organisation, craignant qu’il ne tente d’influencer les témoignages en sa défaveur.

Bar-David prévoit de faire appel de cette interdiction de 90 jours, a confié son avocat au site d’information Ynet. Dans l’intervalle, il sera remplacé par le président par intérim du puissant syndicat, Roi Yaakov, selon la même source.

La police avait également placé Yaakov en détention après avoir révélé l’ouverture de l’enquête en novembre. L’homme a depuis été remis en liberté.

Les enquêtes ont commencé il y a plus de deux ans – mais elles ont été rendues publiques lorsque la police a effectué une série de raids qui ont entraîné l’arrestation de dizaines de personnes.

Selon Ynet, 71 personnes sont dorénavant soupçonnées dans le cadre de ce dossier.

Les enquêteurs ont recueilli environ 370 témoignages jusqu’à présent.

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