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Une batteuse-chanteuse israélienne adoucit les mœurs à Rennes

Roni Kaspi, programmée aux Trans Musicales jusqu'au 17 décembre, veut croire aux vertus curatrices de son art en ces temps sombres

La batteuse-chanteuse israélienne Roni Kaspi sur scène lors du festival de musique "Les Trans Musicales" à Rennes, dans l'ouest de la France, le 8 décembre 2023. (Crédit : Damien Meyer/AFP)
La batteuse-chanteuse israélienne Roni Kaspi sur scène lors du festival de musique "Les Trans Musicales" à Rennes, dans l'ouest de la France, le 8 décembre 2023. (Crédit : Damien Meyer/AFP)

« Nous avons plus que jamais besoin de la musique » : la batteuse-chanteuse israélienne Roni Kaspi, programmée aux Trans Musicales, veut croire aux vertus curatrices de son art en ces temps heurtés au Proche-Orient et ailleurs.

Rencontrée par l’AFP dans le cadre de ce festival de musiques actuelles qui se tient à Rennes jusqu’à dimanche, l’artiste de 23 ans ne s’étendra pas sur la guerre entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas.

« C’est dur de se réveiller le matin et voir les mauvaises nouvelles qui défilent sur le smartphone, j’essaye de rester toujours informée, de savoir si ma famille et mes amis sont en sécurité », consent-elle toutefois.

L’autrice-compositrice-productrice confie qu’elle n’a passé qu’un mois au même endroit sur les trois dernières années à cause des tournées en solo ou au service du contrebassiste israélien Avishaï Cohen, référence actuelle du jazz international. « Je vis là où sont mes valises, je n’ai pas vraiment de base. »

Interrogée sur la situation au Proche-Orient, elle revient sur son art : « Nous avons plus que jamais besoin de la musique, il y a aussi d’autres choses dans la culture mais la musique, par ses vibrations, nous affecte physiquement, c’est la forme d’énergie la plus pure dans l’univers. »

Face aux « mauvaises directions prises dans le monde actuellement », Kaspi est « persuadée » que la musique peut « aider » à estomper « les temps difficiles » le temps d’un concert.

La batteuse-chanteuse israélienne Roni Kaspi. (Crédit : Facebook ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Aux Trans Musicales, l’Israélienne a joué sa musique, une électro-pop défricheuse aux relents jazz, pour la première fois dans un festival d’ampleur.

Sa batterie est installée sur le devant de la scène, flanquée de deux musiciens français, Auxane « Oxy » Cartigny aux claviers et Noé Berne à la basse.

Au terme de son set intense, l’artiste aux mèches rouges recueille l’ovation du public, conquis par son charisme et son groove.

« Compositions pas conventionnelles » 

« Mon bagage jazz ressort dans mes compositions, qui ne sont pas conventionnelles », éclaire celle qui est accompagnée dans ses tournées par Astérios. Ce producteur de spectacles épaule des artistes grand public – comme le chanteur suisse Stephan Eicher – ou plus pointus, comme Kae Tempest, artiste non-binaire britannique entre rap et poésie.

Avant les Trans Musicales, Kaspi s’est rodée à Berlin, Luxembourg et Bruxelles, attirant un public partagé entre les plus âgés qui la connaissent depuis le trio de Cohen et les plus jeunes attirés par les sonorités de cette fan de Kendrick Lamar, tête chercheuse du hip-hop.

Tout est allé très vite pour la jeune femme originaire de Tel Aviv, qui a commencé à composer dès ses 15 ans au lycée, dans une filière artistique.

Après l’obtention d’une bourse pour aller étudier le jazz instrumental à la prestigieuse école de musique de Berklee à Boston, la batteuse est repérée en 2020 par Cohen pendant la crise sanitaire par un morceau posté sur Instagram.

Et c’est encore via ce réseau, alors qu’elle avait une semaine de temps libre à Paris avant de repartir en tournée, qu’elle est contactée pour improviser avec les deux musiciens qui complètent aujourd’hui son trio. « Dès la première heure avec eux, ça a été le déclic, c’était si fort, je chantais déjà parfois dans des groupes en Israël, mais mon chant s’est développé avec eux », glisse-t-elle.

Un récent single, « Berlin », annonce un premier mini-album de sept titres prévu en février. Auparavant, le 31 janvier, la batteuse-chanteuse tatouée se produira à New York.

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