Une députée israélienne choquée par les violences en Catalogne
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Une députée israélienne choquée par les violences en Catalogne

Au moins "465 personnes ont reçu une assistance médicale" après des heurts entre les forces de l'ordre et les partisans du référendum

Ksenia Svetlova, députée russophone de l'Union sioniste. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Ksenia Svetlova, députée russophone de l'Union sioniste. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Une députée de l’Union sioniste qui était dimanche en Espagne en tant qu’observatrice du référendum sur l’indépendance de la Catalogne a été choquée par le recours aux balles en caoutchouc par la police espagnole contre des manifestants non armés.

Ksenia Svetlova a déclaré que les balles utilisées « peuvent faire éclater la tête de quelqu’un. » Elle dit avoir vu des personnes blessées et qui saignaient sur place, et qu’elle ne s’attendait pas à voir de telles techniques utilisées en Europe.

« Nous nous attendions à un processus démocratique normal. Nous savions que beaucoup de policiers seraient là, mais quand même, il doit y avoir un respect pour la volonté du peuple de voter, quel que soit votre avis sur le référendum », a dit la députée.

Svetlova a indiqué qu’elle faisait partie d’une délégation d’une trentaine de personnes d’autres pays invitées par le gouvernement catalan pour observer le processus de vote.

La Garde civile espagnole traîne un homme hors d'un bureau de vote à Sant Julia de Ramis, où devait voter le président catalan, le 1er octobre 2017. (Crédit : Raymond Roig/AFP)
La Garde civile espagnole traîne un homme hors d’un bureau de vote à Sant Julia de Ramis, où devait voter le président catalan, le 1er octobre 2017. (Crédit : Raymond Roig/AFP)

Au moins 92 personnes ont été blessées dimanche dans des heurts quand la police a voulu empêcher le déroulement d’un référendum sur l’indépendance en Catalogne, ont annoncé les services de santé de la région.

Au total, « 465 personnes ont reçu une assistance médicale », a déclaré une porte-parole de ces services.

Elle a ajouté qu’à sa connaissance il y avait deux blessés graves, un homme victime d’un infarctus pendant une intervention de la police à Lérida, à quelque 150 km à l’ouest de Barcelone, et une personne atteinte à l’oeil.

Ces services de santé, a-t-elle précisé, classent les personnes traitées dans les hôpitaux en cinq catégories : les blessés légers (parmi lesquels des personnes choquées, souffrant de maux de tête ou de contusions), les blessés « moins graves », les blessés graves, les blessés en état critique et les morts.

Le ministère de l’Intérieur a fait état de son côté de neuf policiers et de trois gardes civils blessés.

La Garde civile espagnole entoure une femme hors d'un bureau de vote à Sant Julia de Ramis, où devait voter le président catalan, le 1er octobre 2017. (Crédit : Raymond Roig/AFP)
La Garde civile espagnole entoure une femme hors d’un bureau de vote à Sant Julia de Ramis, où devait voter le président catalan, le 1er octobre 2017. (Crédit : Raymond Roig/AFP)

Dès l’aube, des centaines de personnes s’étaient massées devant les bureaux de vote prévus par l’exécutif catalan pour le référendum que la justice a interdit.

Leur objectif était non seulement de voter mais aussi de « protéger » pacifiquement ces sites en empêchant la police d’y accéder.

Mais en milieu de matinée, la police nationale et la garde civile sont entrées de force dans différents bureaux, notamment à Barcelone et à Gérone, le fief du président séparatiste Carles Puigdemont.

Dans certains cas, les forces de l’ordre ont chargé ceux qui leur opposaient une résistance, utilisant des balles en caoutchouc, ont raconté des témoins interrogés par l’AFP.

Ces scènes de tensions ont été enregistrées par les militants séparatistes et rapidement diffusées sur les réseaux sociaux.

On y voyait aussi comment certains, qui refusaient de partir, étaient bousculés par la police, parfois à coups de matraque, et des manifestants criant « assassins, assassins ! » et encerclant en levant les mains un groupe de policiers antiémeutes.

Salut fasciste pendant une manifestation d'extrême-droite contre le référendum d'indépendance de la Catalogne, à Barcelone, le 1er octobre 2017. (Crédit : Pau Barrena/AFP)
Salut fasciste pendant une manifestation d’extrême-droite contre le référendum d’indépendance de la Catalogne, à Barcelone, le 1er octobre 2017. (Crédit : Pau Barrena/AFP)
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