Une école du Connecticut sanctionne des élèves pour des messages antisémites
Interpellant l'équipe de hockey adverse de New Canaan, rebaptisée "Jew Canaan," sur internet, les supporters de l'équipe d'une école catholique ont écrit : "Gagnants ou perdants, on fait la fête, et au moins on n'est pas juifs"

Un établissement catholique du Connecticut a sanctionné plusieurs personnes suite à une série de publications antisémites qui ont été postées sur les réseaux sociaux le mois dernier – et qui prenaient pour cible les joueurs d’une équipe de hockey rivale, a fait savoir le New York Times.
Plusieurs supporters de l’équipe de la Fairfield College Preparatory School s’en sont ainsi pris aux New Canaan Rams peu avant le match qui a été disputé le 23 mars et que les Rams ont remporté, selon le journal.
« Gagnants ou perdants, on fait la fête, et au moins, on n’est pas juifs. Vive Fairfield », disait l’une des publications diffusées sur les réseaux sociaux et qui ont été citées par le New York Times. Un autre post montrait un joueur de New Canaan portant une kippa et un maillot d’Israël. D’autres utilisaient le terme « Jew Canaan ».
L’établissement a informé les familles de l’existence de ces publications, et expliqué au New York Times que celles-ci ne reflétaient pas les valeurs de Fairfield Prep.
« Nous sommes pleinement conscients de la nature offensante et antisémite de ces messages et publications », a indiqué une porte-parole. « Nous condamnons fermement l’antisémitisme, qui est contraire à nos valeurs et à la tradition jésuite qui est celle de notre établissement. Des mesures disciplinaires ont été prises à la suite de ces incidents. »
De nombreux lycéens juifs rapportent que l’antisémitisme banalisé est un phénomène courant dans leurs établissements. L’Anti-Defamation League a enregistré une forte recrudescence des incidents antisémites signalés dans les écoles primaires et secondaires ces dernières années. Elle souligne que les écoles privées, dont les mécanismes de responsabilisation peuvent être différents, disposent parfois de moins de garde-fous que les écoles publiques.







