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Une enseignante de Kiev rentre juste à temps pour accoucher à Jérusalem

Hani Kochav-Lev a donné naissance à un petit garçon alors qu'elle vivait - via les médias - le sort de la communauté de Kiev au fil des évènements

Hani Kochav-Lev, au centre, et son mari Eliezer, avec leur nouveau bébé et l'infirmière Renanit Berman au centre médical Shaare Zedek (Crédit: avec l'aimable autorisation du centre médical Shaare Zedek)
Hani Kochav-Lev, au centre, et son mari Eliezer, avec leur nouveau bébé et l'infirmière Renanit Berman au centre médical Shaare Zedek (Crédit: avec l'aimable autorisation du centre médical Shaare Zedek)

Au milieu des larmes de joie et de soulagement, une enseignante basée en Ukraine a accouché chez elle à Jérusalem cette semaine, après avoir quitté le pays juste avant l’invasion russe.

La maternité du centre médical Shaare Zedek a été remplie d’émotion dimanche alors que Hani Kochav-Lev a donné naissance à un garçon en bonne santé, alors qu’elle était scotchée à son écran pour suivre les mises à jour des familles de ses élèves, témoignant de leur peur et de leur misère croissantes. Elle a même appris par une notification qu’un de ses élèves avait été témoin d’un meurtre.

Kochav-Lev a déclaré qu’il était clair que si elle et son mari Eliezer étaient rentrés en Israël plus tard, ou si elle avait accouché plus tôt, elle aurait donné naissance à son fils dans des « circonstances insupportables ».

Ils se préparent maintenant à donner un nom à leur bébé lors de la circoncision entourée d’amis et de proches dans la sécurité de Jérusalem dimanche prochain.

Kochav-Lev, 26 ans, a déclaré qu’elle avait ressenti des « émotions mitigées » dans la maternité, alors qu’elle vivait – via les médias – le sort de la communauté de Kiev au fil des évènements.

Elle a déclaré que « dans la salle d’accouchement, nous étions constamment informés de l’actualité, les émotions étaient mitigées, un sentiment de grande joie mêlé à de la tristesse lorsque les notifications étaient reçus en continu via le groupe WhatsApp de la communauté ».

« De nombreuses personnes se cachent dans une synagogue située sous terre, et quelques-unes ont réussi à s’enfuir en Pologne. »

Hani Kochav-Lev, à gauche, et son mari Eliezer, avec leur nouveau bébé au centre médical Shaare Zedek. (Crédit : Autorisation du centre médical Shaare Zedek)

Les Kochav-Lev ont déménagé à Kiev il y a un an et demi pour travailler dans la communauté juive, en tant qu’éducateurs. Ils espéraient accueillir leur bébé une fois rentrés en Israël, même avant le conflit, mais disent que leur plan aurait été impossible s’ils n’avaient pas saisi l’opportunité de rentrer avant que les vols ne soient interrompus, et ainsi arriver avant le terme.

Surina Grisaro-Granovsky, responsable de la médecine materno-fœtale à Shaare Zedek, a déclaré vendredi au Times of Israel que « bien que chaque naissance soit joyeuse, celle-ci était particulièrement émouvante ».

« Le soulagement de Hani était si clair. Dans la salle d’accouchement, nous savions tous que si Hani avait attendu quelques jours de plus avant de venir en Israël, elle aurait accouché dans des circonstances très difficiles et incertaines, coupée de sa famille », a-t-elle commenté.

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