Une force multinationale va rechercher les otages morts « égarés » par le Hamas
Le groupe terroriste aurait déclaré aux médiateurs ignorer où se trouvent plusieurs corps ; la force sera composée d'Israël, des États-Unis, du Qatar, de l'Égypte et de la Turquie

Une force opérationnelle multinationale conjointe sera mise en place pour localiser les corps des otages israéliens dont on ignore l’emplacement dans la bande de Gaza, ont rapporté plusieurs médias jeudi.
La Turquie participera à cette force opérationnelle aux côtés d’Israël, des États-Unis, du Qatar et de l’Égypte, a déclaré un haut responsable turc.
Les responsables turcs ont participé aux discussions en Égypte qui ont abouti, jeudi matin, à un accord de cessez-le-feu et de libération des otages, rejoignant ainsi les États-Unis, l’Égypte et le Qatar en tant que médiateurs.
La création de cette force opérationnelle a été décidée lors de négociations menées sous médiation à Charm el-Cheikh, en Égypte, et qui ont abouti à un accord de cessez-le-feu et de libération des otages, annoncé dans la nuit par le président américain Donald Trump, selon certains médias.
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 48 otages, dont 47 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 26 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont exprimé de vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.
Selon les termes de la première phase du plan de Trump, tous les otages doivent être rendus à Israël dans les 72 heures suivant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
Cependant, au cours des pourparlers, le Hamas a déclaré aux médiateurs et à Israël qu’il ignorait où se trouvent certains otages morts. Le groupe terroriste a déclaré qu’il aurait du mal à respecter le délai de 72 heures pour la restitution de tous les otages, et Israël en est conscient, mais pense que tous les corps finiront par être rendus, a rapporté Haaretz.
Bien qu’Israël ait déclaré que le retour de tous les otages était un élément crucial de l’accord, le processus de recherche des personnes disparues devrait prendre un certain temps.
« Comme nous nous attendons à rencontrer des difficultés, nous avons pris des mesures pour mettre en place une force opérationnelle internationale qui disposera de tout le nécessaire, y compris des informations et des ressources, pour ramener les otages en Israël », a déclaré Gal Hirsch, responsable gouvernemental chargé des otages, au journal Haaretz.
Outre l’arrêt des hostilités, Israël libérera également des centaines de prisonniers palestiniens détenus pour des raisons de sécurité, dont beaucoup ont été condamnés pour des attentats terroristes meurtriers contre des Israéliens, en échange des otages.
Mercredi, trois responsables israéliens ont confirmé à CNN que le Hamas pourrait ne pas être en mesure de retrouver tous les otages décédés. Selon ces responsables, le Premier ministre Benjamin Netanyahu en était informé depuis des mois.
L’un des responsables a déclaré que sept à neuf corps pourraient ne pas être retrouvés, tandis qu’un autre a estimé ce chiffre entre dix et quinze. Ces estimations sont basées sur les renseignements israéliens et les informations issues des pourparlers en Égypte, selon le reportage, mais il est impossible de connaître le chiffre exact.
Le Times of Israel a précédemment rapporté que le groupe terroriste avait déclaré par le passé aux médiateurs qu’il ignorait l’endroit où se trouvaient certains des corps des otages décédés.
Le Hamas a relâché 30 otages – 20 civils, 5 soldates et 5 ressortissants thaïlandais – ainsi que les corps de huit otages israéliens au cours de l’accord de cessez-le-feu en vigueur entre janvier et mars. Puis, en guise de « signe de bonne volonté » envers les États-Unis, il a libéré un autre otage, un citoyen américano-israélien, Edan Alexander, en mai.
Il avait précédemment échangé 105 civils au cours de la semaine de trêve de la fin novembre 2023, et quatre otages avaient été libérées auparavant, au cours des premières semaines de la guerre.
En échange, Israël a relâché quelque 2 000 terroristes palestiniens emprisonnés, ainsi que des prisonniers et des suspects de terrorisme gazaouis arrêtés pendant la guerre.
Huit otages vivants ont été secourus par les soldats et les dépouilles de 51 otages ont été récupérées, dont celles de trois Israéliens tués accidentellement par Tsahal et d’un soldat tué en 2014.







