Une issue militaire au conflit au Yémen est “la plus probable”
Sept trêves, négociées par l'ONU, ont déjà volé en éclats ; La guerre au Yémen a fait plus de 8 500 morts et près de 49 000 blessés depuis mars 2015
Le président du Yémen estime que « la solution militaire est la plus probable » dans son pays ravagé par trois ans de guerre car les rebelles qui contrôlent la capitale dépendent, selon lui, de décisions prises par l’Iran.
Sept trêves, négociées par l’ONU, ont volé en éclats depuis le début du conflit.
Dans une interview diffusée ce week-end par la chaîne de télévision panarabe Al-Arabiya, Abd Rabbo Mansour Hadi affirme : « Même si vous parvenez à un accord avec eux [les Houthis], ils appellent l’Iran et, ensuite, se rétractent et vous n’avez pas d’accord. »
Hadi, âgé de 72 ans, est le président du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale. Il a été chassé de la capitale après l’entrée en septembre 2014 des Houthis dans Sanaa, qui ont été aidés par des forces restées fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh.
Les Houthis, soutenus par l’Iran bien qu’ils nient toute aide militaire, sont issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme), bien implantée dans le nord du Yémen et qui s’estimait marginalisée par le pouvoir central.
Hadi s’est réfugié en Arabie saoudite, qui mène depuis mars 2015 une coalition militaire au Yémen pour aider les forces progouvernementales regroupées dans le sud.
Dans cette interview, le président du Yémen estime aussi que « la position américaine est meilleure maintenant car [l’ancien président Barack] Obama a donné la priorité à l’accord nucléaire et cela a signifié que l’Iran a pu étendre » son influence au Moyen-Orient.
La guerre au Yémen a fait plus de 8 500 morts et près de 49 000 blessés depuis mars 2015, selon l’Organisation mondiale de la santé. Elle a provoqué « la pire crise humanitaire de la planète », selon les Nations unies.








