Une majorité d’immigrants originaires de Russie, d’Ukraine et de France en 2017
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Une majorité d’immigrants originaires de Russie, d’Ukraine et de France en 2017

Certains olim commencent leur processus de conversion au judaïsme avant de faire l'alyah

Des immigrants russes lors d'une cérémonie qui marque le 25ème anniversaire de la Grande Alyah de Russie, au Jerusalem Convention Center, le 24 décembre 2015. (Crédits : Hadas Parush/Flash90)
Des immigrants russes lors d'une cérémonie qui marque le 25ème anniversaire de la Grande Alyah de Russie, au Jerusalem Convention Center, le 24 décembre 2015. (Crédits : Hadas Parush/Flash90)

JTA — Pour la première fois depuis plus d’une décennie, la majorité des immigrants en Israël au cours de l’année calendaire est venue depuis la Russie et l’Ukraine.

C’est la Russie qui est en tête de liste sous les termes de la loi du Retour pour les Juifs et leurs parents avec 7 224 nouveaux arrivants. L’Ukraine arrive deuxième avec 7 182 immigrants, selon un rapport sur l’immigration en Israël, ou alyah, qui a été mis à jour et établi par une organisation partenaire du ministère de l’Intégration des immigrants.

Cette mise à jour effectuée la semaine dernière comprend les ressortissants entrés grâce à un visa de tourisme et qui ont demandé l’alyah alors qu’ils se trouvaient déjà en Israël.

Sur les 28 598 immigrants légaux arrivés l’année dernière, 50,4 % étaient originaires de Russie ou d’Ukraine, selon le rapport. La France est troisième en termes de ressortissants faisant l’Alyah avec 3 424 nouveaux arrivants. Elle est suivie par les Etats-Unis (2 996), l’Ethiopie (1 312) et la Biélorussie (973).

Cette hausse de l’immigration en provenance d’Ukraine et de Russie survient dans un contexte de crise financières dans les deux pays qui sont entrés dans un conflit territorial en 2014.

Cela a été également la première fois l’année dernière que l’Etat juif a assisté à l’arrivée d’immigrants de Russie et d’Ukraine qui avaient déjà commencé leur processus de conversion au judaïsme dans leurs pays d’origine avant d’émigrer.

Les services de conversion préalables à l’Alyah dans ces pays ont commencé en 2016 avec le lancement du projet Maslul pour ceux qui ne sont pas considérés comme juifs conformément à la loi juive orthodoxe, mais qui sont toutefois éligibles à l’alyah grâce à un ancêtre ou à un conjoint juif.

Maslul utilise un système qui permet aux immigrants de reprendre des études de conversion de manière transparente, en amont d’une conversion orthodoxe qui sera supervisée par le grand-rabbinat, dominé par les ultra-orthodoxes. La toute première diplômée de ce programme, Olga Kisilenko, a achevé sa conversion ce mois-ci. Elle a immigré en Israël au mois de mars dernier avec son fils de 8 ans, Boris. Le père du garçon, né juif, est décédé dans l’année.

« Cela avait été beaucoup plus facile de se concentrer sur la conversion à Kiev », a commenté Kisilenko, dont la conversion a duré approximativement trois ans.

L’institut Triguboff, l’Agence juive pour Israël et la branche australienne de United Israel Appeal ont lancé Maslul en 2016 pour s’attaquer aux difficultés d’intégration de milliers d’immigrants non-juifs venus de l’ex-Union soviétique.

Quelques douzaines de participants au programme Maslul doivent terminer leur conversion cette année, et des centaines de plus étudient dans les cours délivrés par le programme à Moscou et à Kiev, a expliqué le directeur-général de l’Institut Triguboff, Shalom Norman, à JTA.

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