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Une membre du FPLP de nouveau arrêtée à Ramallah

Les autorités ont confirmé l'arrestation de Khalida Jarrar pour suspicion d'implication dans des activités terroristes, 6 mois après avoir passé 20 mois en détention administrative

Khalida Jarrar, députée palestinienne, à Ramallah, en Cisjordanie, après sa libération d'une prison israélienne, le 3 juin 2016. (Crédit : Abbas Momani/AFP)
Khalida Jarrar, députée palestinienne, à Ramallah, en Cisjordanie, après sa libération d'une prison israélienne, le 3 juin 2016. (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Les forces de sécurité israéliennes ont arrêté Khalida Jarrar, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) jeudi matin, moins d’un an après sa libération de prison.

Les forces de sécurité ont arrêté Jarra à son domicile de Ramallah, vers 5 heures du matin, selon son mari Ghassan Jarra.

Un responsable israélien de la sécurité, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, a confirmé l’arrestation de Jarrar.

Le responsable a ajouté qu’elle avait été arrêtée pour suspicion « d’implication dans des activités terroristes ».

Fin février, Jarrar avait été libérée de prison après 20 mois en détention administrative.

La détention administrative est une disposition qui permet à Israël de détenir des Palestiniens sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

Les partisans en Israël de la détention administrative défendent cette mesure en invoquant la nécessité de mettre à l’écart des individus présumés dangereux et l’impossibilité, pour des raisons supérieures de sécurité, de rendre publiques certaines preuves retenues contre eux.

Les détracteurs dénoncent la détention administrative comme attentatoire aux droits fondamentaux.

Des soldats israéliens et la police inspectent la scène d’un attentat terroriste à l’entrée de l’implantation israélienne d’Ofra, en Cisjordanie, le 9 décembre 2018 (Crédit : Ofer Meir/Flash90)

Jarrar, qui a longtemps défendu les prisonniers palestiniens, est une ancienne députée du FPLP au sein du Conseil législatif palestinien, le parlement de l’Autorité israélienne.

Le FPLP est considéré comme un mouvement terroriste par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne.

Ghassan, qui possède une fabrique de jouets, a fustigé Israël pour l’arrestation de sa femme, affirmant que l’Etat hébreu n’avait aucun motif pour l’interpeller.

« C’est une mesure arbitraire et injustifiée », a-t-il dit dans un entretien téléphonique. « Khalida se préparait à donner cours à l’université Birzeit l’an prochain sur la démocratie et les droits de l’Homme. Elle n’a pas été impliquée en politique ces derniers temps. »

Dans un communiqué de jeudi, le FPLP a également fustigé Israël pour l’arrestation de Jarrar, affirmant qu’il tenait « l’occupation sioniste pour responsable de la vie de Um Yaffa Jarrar », le surnom de Khalida Jarrar.

Jarrar avait déjà fait de la prison en 2015 et en 2016 après qu’un tribunal militaire l’a condamnée pour incitation à la violence et « promotion d’activités terroristes », ce qu’elle nie.

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