Une statue de Ramat Gan attire des femmes espérant tomber enceinte
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Une statue de Ramat Gan attire des femmes espérant tomber enceinte

La maire adjointe souligne que la statue de Menashe Kadishman n’a pas de pouvoir magique et demande aux visiteurs de s’abstenir de s’allonger dessus

La statue 'Naissance' de l'artiste israélien décédé Menashe Kadishman, au parc national de Ramat Gan. (Crédit : Avishai Teicher/CC BY SA 4.0/WikiCommons)
La statue 'Naissance' de l'artiste israélien décédé Menashe Kadishman, au parc national de Ramat Gan. (Crédit : Avishai Teicher/CC BY SA 4.0/WikiCommons)

Une municipalité israélienne proche de Tel Aviv a demandé avec insistance aux jeunes femmes religieuses de s’abstenir de toucher la statue de l’artiste décédé Menashe Kadishman, dont certains visiteurs sont persuadés qu’elle détiendrait un pouvoir pour accroitre la fertilité.

Ce communiqué inhabituel émis par la maire adjointe de Ramat Gan, Adva Pollak, fait suite à des pèlerinages ayant lieu ces dernières semaines autour de la statue intitulée « Naissance » et ayant été installé cette année dans le jardin des arts du parc national de la ville, a rapporté le site d’actualité NRG.

« Nous informons le public que cette statue ne détient pas de pouvoirs spéciaux, et est simplement l’une des nombreuses œuvres d’art exposées dans ce parc », a déclaré Pollak au quotidien Yedioth Aharonoth. « Il serait faux d’attribuer de tels pouvoir à cette statue. Nous accueillons les visiteurs qui souhaitent apprécier l’œuvre d’art, mais je leur demande de s’abstenir de s’allonger dessus. »

La statue de Kadishman, juif laïc dont l’œuvre reconnue comprend de nombreux symboles religieux, comme le mouton sacrifié, fait l’objet de visites par une foule de jeunes femmes religieuses qui pensent que toucher cette statue les aidera à tomber enceintes, selon Yedioth.

Menashe Kadishman, peintre et sculpteur israélien, dans son studio de Tel Aviv, le 15 décembre 2011. (Crédit : Deborah Sinai/Flash90)
Menashe Kadishman, peintre et sculpteur israélien, dans son studio de Tel Aviv, le 15 décembre 2011. (Crédit : Deborah Sinai/Flash90)

Dans un éloge pour Kadishman, décédé l’an dernier, son ami Haim Shtenger a écrit que Kadishman était « l’équivalent laïc d’un grand rabbin » et une « icône culturelle » associée à la laïcité de Tel Aviv.

Un habitant de Ramat Gan a confié à Yedioth qu’il avait remarqué un pèlerinage auprès de la statue « Naissance » cet été.

« Elles se sont rassemblées autour de la statue puis se sont couchées sur elle, l’une après l’autre », a-t-il raconté. On voyait les femmes en train de lire des textes saints, et particulièrement le Livre des Psaumes, autour de la statue.

La statue en métal représente la silhouette grossière d’une femme, dessinée dans un style naïf, avec une large poitrine et un visage souriant gravé sur son ventre.

Foyer de nombreux juifs orthodoxes ou traditionalistes pour qui les familles nombreuses sont la norme, Israël a connu de nombreux sites de ce genre, où se rendent les femmes pour améliorer leur chance d’enfanter, dont un café qui servirait une salade aux pouvoirs surnaturels, ou un supermarché d’Ashdod où les clientes pouvaient s’assoir sur un fauteuil de fertilité en forme de trône.

La statue de Ramat Gan est l’une des 14 œuvres d’art de Kadishman prêtée par les héritiers du célèbre artiste, décédé l’an dernier à l’âge de 83 ans. Six de ses statues, « Naissance » incluse, ont été exposées dans le parc national de Ramat Gan cet été.

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