États-Unis : pour un imam, Mohammed Morsi a été tué par des « agents sionistes »
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États-Unis : pour un imam, Mohammed Morsi a été tué par des « agents sionistes »

Khalid Siddiqi a dit que ceux qui étaient responsables de la mort de l'ancien président égyptien "travaillaient pour Satan"

Khalid Siddiqi fait un sermon à la société islamique de San Francisco, le 21 juin 2019. 
(Capture d'écran: YouTube)
Khalid Siddiqi fait un sermon à la société islamique de San Francisco, le 21 juin 2019. (Capture d'écran: YouTube)

Un imam de San Francisco a affirmé que la mort de l’ancien président égyptien Mohammed Morsi lors d’une audience de son procès était l’œuvre « d’agents sionistes ».

Mohammed Morsi, un membre des Frères musulmans, était le premier dirigeant démocratiquement élu d’Égypte. Il a été renversé et emprisonné par l’armée égyptienne en 2013.

La télévision d’Etat locale a annoncé qu’il avait succombé à une crise cardiaque, mais les Frères musulmans ont déclaré qu’il avait été assassiné, une affirmation reprise par le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

« Mohammed Morsi, le seul président démocratiquement élu d’Égypte, a été tué par ces agents sionistes », a déclaré Khalid Siddiqi de la société islamique de San Francisco dans un sermon du 21 juin.

La vidéo du sermon a été publiée par le groupe de veille Middle East Media Research (MEMRI).

L’imam a regretté qu’il y ait beaucoup de ces « agents sionistes » dans le monde musulman « de nos jours », ajoutant qu’ils « travaillaient pour Satan et devenaient les disciples de Satan ».

Le président islamiste destitué Mohammed Morsi gesticule derrière les barreaux lors de son procès à l’académie de police au Caire le 7 mai 2016. (AFP Photo/Khaled Desouki)

Il a également indiqué que Morsi « essayait seulement d’aider l’humanité à apporter la vérité de l’islam ».

« Cet individu essayait simplement de faire cela, mais, évidemment, les forces du mal, de la même façon qu’elles n’ont pas permis au président démocratiquement élu en Algérie de continuer son mandat, ne l’ont pas non plus permis à Morsi », a déclaré Siddiqi.

Il semblait faire référence aux élections législatives algériennes de 1991, qui ont été annulées après qu’un parti islamique était en bonne voie pour remporter une victoire écrasante, déclenchant une guerre civile de dix ans.

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