Vance : l’antisémitisme aux États-Unis, une « réaction hostile » à la politique étrangère US
"La majorité des Américains ne sont pas antisémites, et ils ne le seront jamais. Je pense que nous devrions nous concentrer sur le véritable débat", déclare le vice-président

Selon le vice-président américain JD Vance, seul un faible pourcentage d’Américains sont antisémites, et leurs opinions constituent une « véritable réaction hostile » à la politique étrangère des États-Unis, avec un besoin de débat sur Israël.
« Parce que 99 % des républicains, et je pense probablement 97 % des démocrates, ne détestent pas les Juifs parce qu’ils sont juifs », a déclaré Vance dans une interview accordée à Unherd. On ignore toutefois à quel sondage – s’il y en a un – il fait référence.
« Ce qui se passe, en réalité, c’est qu’il y a une véritable réaction hostile à un consensus concernant la politique étrangère américaine. Je pense que nous avons déjà eu cette conversation, et que nous ne devons en aucun cas essayer de la censurer. La majorité des Américains ne sont pas antisémites, et ils ne le seront jamais. Je pense que nous devrions nous concentrer sur le véritable débat », a-t-il précisé.
« Israël, à mon sens, est un allié important, et nous allons certainement travailler ensemble sur certaines choses », a-t-il ajouté.
« Mais nous allons également avoir des désaccords très importants avec Israël, et c’est absolument normal. Et on devrait pouvoir dire : ‘Nous sommes d’accord avec Israël sur cette question, et nous ne sommes pas d’accord avec Israël sur cette autre question' », a fait remarquer Vance.
« Beaucoup de gens, je pense, sont mal à l’aise à l’idée d’avoir cette conversation. Ils préfèrent se concentrer sur Nick Fuentes plutôt que se demander : ‘Pourquoi Nick Fuentes gagne-t-il en popularité ou en notoriété ?' », a expliqué Vance, faisant référence au podcasteur antisémite.
Pour Vance, juger les gens « selon qu’ils sont juifs, blancs ou autre » est « ignoble ».
« L’influence de Nick Fuentes au sein de l’administration de Donald Trump et dans toute une série d’institutions de droite est à mon avis largement exagérée — et, pour parler franchement, elle est exagérée par des personnes qui veulent éviter toute discussion sur la politique étrangère concernant les relations entre les États-Unis et Israël », a-t-il souligné.
S’exprimant dimanche lors de la conférence Turning Point USA, Vance a refusé de condamner l’antisémitisme qui agite le Parti républicain et la conférence elle-même, affirmant : « Nous avons des choses bien plus importantes à faire que de tenter de nous annuler mutuellement ».
Vance s’était déjà, auparavant, opposé à d’influents conservateurs qui avaient tiré la sonnette d’alarme concernant l’hostilité envers les Juifs parmi les jeunes militants de droite.







