Vandalisme anti-palestinien dans un village du nord de Cisjordanie
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Vandalisme anti-palestinien dans un village du nord de Cisjordanie

Des habitants de Burin affirment que les extrémistes ont détruit des oliviers et attaqué des maisons avec des pierres

Un olivier détruit près du village de Burin dans le nord de la Cisjordanie. (Publié avec l'autorisation de Yesh Din)
Un olivier détruit près du village de Burin dans le nord de la Cisjordanie. (Publié avec l'autorisation de Yesh Din)

Les habitants du village de Burin, en Cisjordanie, ont signalé samedi deux attaques de la part de résidents israéliens extrémistes contre leur communauté.

Les Palestiniens du village, situé au sud-ouest de Naplouse, ont affirmé au groupe de défense des droits Yesh Din que, le matin, ils avaient découvert que 18 oliviers avaient été vandalisés. Les photos montraient des dégâts sur plusieurs arbres.

Dans l’après-midi, une vidéo diffusée par Yesh Din montrait un groupe d’environ 30 extrémistes s’approcher du village en direction de l’avant-poste de Givat Ronen et lançant des pierres sur les habitations.

Yesh Din a déclaré que les soldats présents sur les lieux n’avaient rien fait pour arrêter les attaques. Aucune victime n’a été signalée.

Une famille a déclaré au groupe de défense des droits de l’homme avoir été terrifiée alors que des dizaines de pierres étaient lancées contre sa maison.

La région avait déjà été confrontée à des crimes anti-palestiniens similaires le mois dernier.

Le 17 août, des Palestiniens des villages voisins d’Arraba et de Luban a-Sharqiya, en Cisjordanie, ont découvert que 300 et 70 oliviers avaient été déracinés, a indiqué l’organisation B’Tselem.

Les Israéliens auraient également lancé des pierres sur plusieurs véhicules palestiniens à proximité de l’implantation d’Yitzhar et incendié un tracteur dans le village voisin d’Urif.

Les attaques signalées sont survenues après la mort d’une Israélienne, Hava Roizen, âgée de 42 ans, suite à un « très probable » accident mortel suivi d’un délit de fuite selon l’armée israélienne, et non une attaque terroriste, comme il avait été soupçonné.

Un crime similaire a été signalé le 18 août à Ras Karkar, près de Ramallah. Selon B’Tselem, 74 oliviers ont été abattus, un puits a été endommagé et des slogans haineux en hébreu ont été découverts sur les lieux.

Dans une autre attaque présumée, les pneus de 15 véhicules ont été crevés dans un quartier de Jérusalem-Est, a indiqué une ONG basée dans la ville.

Un tag haineux du « Prix à payer » près du village de Ras Karkar, en Cisjordanie, le 19 août 2018. (Iyad Haddad / B’Tselem)

Des graffitis ont également été découverts sur un mur, à Issawiya. « Les Arabes de Jérusalem sont des terroristes, Havat Gilad », indiquait le message, selon l’organisation de gauche Ir Amim.

Le graffiti faisait référence à l’avant-poste de Havat Gilad, dans le nord de la Cisjordanie, près de l’endroit où Roizen a été tuée.

Les extrémistes juifs ont régulièrement mené des attaques dites du « prix à payer » à la suite de violences palestiniennes ou de la démolition par l’État de maisons construites illégalement en Cisjordanie.

Des oliveraies, des mosquées et des églises palestiniennes ont été la cible ces dernières années, de même que des groupes de défense des droits israéliens ainsi que des bases militaires israéliennes.

La police a ouvert des enquêtes concernant des dizaines d’attaques à caractère haineux perpétrées par des Israéliens ces derniers mois. Alors que plusieurs arrestations ont eu lieu, les seuls suspects arrêtés et emprisonnés pour ces crimes ont été relâchés la semaine dernière sans aucune accusation.

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