Victoire de Joe Biden : réaction des Palestiniens
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Victoire de Joe Biden : réaction des Palestiniens

Abbas appelle Biden à "renforcer" les liens américano-palestiniens ; le Hamas veut qu'il revienne sur le plan de paix de Trump et sur sa décision de déplacer l'ambassade

Le vice-président américain Joe Biden, (à gauche), avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 9 mars 2016. (Crédit : FLASH90)
Le vice-président américain Joe Biden, (à gauche), avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 9 mars 2016. (Crédit : FLASH90)

Le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas a félicité dimanche Joe Biden pour sa victoire électorale et l’a appelé à « renforcer » les relations américano-palestiniennes, dans un communiqué diffusé par ses services.

« Le président Abbas a hâte de travailler avec le président élu Joe Biden et son administration pour renforcer les relations afin de garantir la liberté, l’indépendance, la justice et la dignité du peuple palestinien », a déclaré M. Abbas.

Une responsable de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) a écrit samedi : « L’Amérique détruite ! » « Le Trumpisme doit être soigneusement examiné et corrigé pour restaurer l’équilibre humain, moral et juridique à l’intérieur et au-delà des États-Unis. De tels phénomènes n’émergent pas du vide. Le moment est venu pour des thérapies holistiques et audacieuses. »

L’AP a boycotté l’administration Trump depuis sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et a fulminé face à de nombreux mouvements considérés comme favorisant Israël, comme les accords de normalisation récemment signés avec les Émirats arabes unis, Bahrein et le Soudan.

Le chef politique du groupe terroriste palestinien du Hamas, Ismail Haniyeh, s’est félicité samedi de la défaite de Donald Trump dans la course à la présidence américaine, qualifiant la politique de son administration « d’extrémiste ».

« Notre peuple palestinien a souffert au cours des décennies précédentes du parti pris des administrations américaines en faveur de l’occupation, et l’administration Trump a été la plus extrémiste lorsqu’il s’agissait de soutenir l’occupation au détriment des droits nationaux du peuple palestinien », a commenté Haniyeh.

« Nous appelons le président élu Joe Biden à opérer une réparation historique aux politiques américaines qui ont été injustes envers notre peuple, qui ont fait des États-Unis un complice de l’injustice et de l’agression et qui ont porté atteinte à la stabilité régionale et mondiale », a-t-il ajouté.

Haniyeh a également demandé au nouveau dirigeant de revenir sur le plan de paix de Trump et sur sa décision de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, à droite, durant une réunion avec Khaled Meshaal, chef du Hamas en exil, au centre, et le leader du Hamas à Gaza Ismail Haniyeh à Ankara, en Turquie, le 18 juin, 2013 (Crédit : AP/Yasin Bulbul, Prime Minister’s Press Office)

Khaled Meshaal, haut responsable du Hamas qui vit au Qatar, a salué samedi la victoire du président américain élu Joe Biden – ou, plus exactement, la défaite électorale du président américain Donald Trump.

« Un mal s’est éloigné de nous avec la fin de l’administration Trump », a commenté Meshaal, qui a dirigé le groupe terroriste palestinien de 1996 à 2017.

« Nous espérons que le président Mahmoud Abbas et l’Autorité palestinienne seront plus prudents et ne se presseront pas pour accepter de revenir sur la voie inutile des négociations avec l’élection de Biden », a-t-il ajouté.

Sous l’administration Trump, les Etats-Unis ont reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël et jugé que les implantations israéliennes en Cisjordanie, territoire palestinien, n’étaient pas contraires au droit international.

L’administration Trump a aussi fermé le consulat américain de Jérusalem-Est, coupé son aide aux Palestiniens et stoppé la contribution américaine à l’agence controversée de l’ONU pour les réfugiés palestiniens.

Et le plan de Donald Trump pour le Proche-Orient, qui prévoit notamment l’annexion de pans de la Cisjordanie par Israël et un Etat palestinien sur un territoire réduit, a été fustigé par les Palestiniens.

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