Vingt familles d’otages déclarent que Netanyahu est un « obstacle à un accord »
Accusant le Premier ministre d'être à l'origine de l'échec des négociations sur le retour des otages, ces familles affirment qu'elles "travailleront pour remplacer"

Vingt familles d’otages détenus par des terroristes palestiniens du Hamas à Gaza ont accusé samedi le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’être à l’origine de l’échec des négociations sur le retour des captifs israéliens et ont demandé son immédiate éviction.
Parmi ces familles figurent Ayala Metzger, dont le beau-père Yoram Metzger est retenu en captivité, et Einav Tsengauker, mère de Matan Zangauker, également retenu à Gaza.
S’adressant à la presse, les proches ont déclaré que Netanyahu avait rejeté les offres de libération des otages et avait durci la position israélienne dans les négociations avec le groupe terroriste palestinien du Hamas.
« Il est l’obstacle à un accord », ont-ils affirmé, précisant que le Premier ministre prenait des décisions sans consulter le cabinet et qu’il ne servait que ses propres intérêts.
Ces proches ont également déclaré que la coalition avait mené une campagne de diffamation à l’encontre des familles des otages.
« La conduite de Netanyahu est inimaginable. Elle est criminelle. Nous n’avons pas le choix. Nous allons travailler pour vous remplacer sans délai – c’est le moyen le plus rapide de parvenir à un accord », ont-ils affirmé, exhortant les membres de la coalition à nommer un nouveau Premier ministre.
Le père du soldat seul Omer Neutra, né aux Etats-Unis, a déclaré qu’il ne croyait pas que la principale priorité du Premier ministre dans la guerre contre le Hamas était le retour des otages, après que ce dernier a rencontré, pour la première fois depuis le 7 octobre, les familles des soldats de l’armée israélienne retenus à Gaza.
« Il travaille [pour le retour des otages], mais la victoire dans la guerre est plus importante », a déclaré Ronen à la chaîne publique Kan. « Nous n’avons reçu aucun détail sur les négociations. Il a prétendu que nous détenions des biens que le Hamas voulait vraiment. »







