Voitures saccagées et tags anti-Arabes dans un village palestinien
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Voitures saccagées et tags anti-Arabes dans un village palestinien

La police enquête sur ce dernier cas de crime de haine et de destruction de biens en Cisjordanie

Une inscription sur un mur du village palestinien d'Al-Jib disant : "Arabes ? Chassez-les ou tuez-les !", le 19 décembre  2019 (Crédit : Police israélienne)
Une inscription sur un mur du village palestinien d'Al-Jib disant : "Arabes ? Chassez-les ou tuez-les !", le 19 décembre 2019 (Crédit : Police israélienne)

Des vandales ont saccagé 18 véhicules dans le village palestinien d’Al-Jib près de Jérusalem dans la nuit de mercredi à jeudi, a fait savoir la police.

Les pneus des voitures ont été lacérés, et plusieurs d’entre elles ont été taguées. Le mur d’un bâtiment a été recouvert de l’inscription : « Les
Arabes ? Chassez-les ou tuez-les ! ».

La police enquête sur l’incident.

Dimanche, le quotidien Haaretz rapportait que le nombre de crimes de haine contre les Palestiniens avait fortement baissé en 2019, mais que la radicalité de leurs auteurs s’était accrue.

Un agent de la police inspecte le pneu lacéré d’un véhicule dans le village palestinien d’Al-Jib, le 19 décembre 2019 (Crédit : Police israélienne)

Des Israéliens sont responsables de 256 cas de violence contre des Palestiniens ou des forces de sécurité cette année, principalement dans la seconde moitié de l’année et en grande partie émanant de l’implantation d’Yitzhar dans le nord de la Cisjordanie, d’après le quotidien. En comparaison, 378 cas ont été signalés en 2018.

Mais les responsables de la sécurité anonymes cités par Haaretz ont précisé que certaines de ces attaques avaient été commises à une échelle inédite et avaient nécessité une planification méticuleuse et plusieurs auteurs agissant simultanément dans différents endroits.

Les actes de vandalisme anti-arabe commis par des extrémistes juifs sont plus fréquents aujourd’hui en Cisjordanie.

Les arrestations sont extrêmement rares, et les organisations de droits humains déplorent que les condamnations soient encore moins fréquentes, la majorité des charges dans de telles attaques étant abandonnées.

Plus tôt ce mois-ci, la police a rapporté le saccage de 160 véhicules dans le cadre d’un crime de haine anti-arabe présumé dans le quartier de Shuafat à Jérusalem-Est. Leurs pneus ont été lacérés, et des tags ont été inscrits sur les murs, dont celui-ci : « Lorsque les Juifs se font poignarder, ne restez pas silencieux ».

Jeudi dernier, les forces de l’ordre ont ouvert une enquête pour crime de haine dans le nord d’Israël après la découverte d’actes de vandalisme sur des voitures et des bâtiments dans un village arabe près de Haïfa. Environ 20 véhicules du village de Manshiya Zabda ont vu leurs pneus lacérés, et des tags anti-arabes en hébreu ont été retrouvés sur des murs.

Un bâtiment vandalisé dans la ville arabe israélienne de Manshiya Zabda, 12 décembre 2019. Le graffiti dit : « Ennemis arabes à expulser ou à tuer » (Crédit : Police israélienne)

L’un d’eux disait : « Mahomet est un porc », et un autre : « Les Arabes sont nos ennemis, chassez-les ou tuez-les », Des étoiles de David ont également été taguées sur un bâtiment et sur un véhicule.

La police a indiqué enquêter et condamner « tout crime de haine nationaliste ». Elle a promis d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour traduire leurs auteurs devant la justice.

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