Von der Leyen : le peuple iranien « mérite la liberté »
"L'idée que nous pouvons simplement nous retrancher et nous retirer de ce monde chaotique est tout simplement une erreur", a averti la présidente de la Commission européenne appelant l'UE à "passer à l'offensive"

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré lundi que les répercussions de la guerre au Moyen-Orient étaient « déjà une réalité » en Europe, avec la hausse des prix de l’énergie et des bases de l’OTAN visées à Chypre.
« Nos citoyens sont pris en étau. Nos partenaires sont attaqués », a-t-elle souligné devant les ambassadeurs de l’UE, avant un appel prévu en milieu de journée avec des dirigeants du Moyen-Orient.
Le baril de pétrole flambe ce lundi, ayant brièvement tutoyé les 120 dollars, en raison de la prolongation du conflit et du blocage persistant du détroit d’Ormuz.
Le prix du gaz européen a augmenté d’environ 30 % lundi, mais reste encore très loin des niveaux atteints en 2022, après l’invasion russe de l’Ukraine.
Cependant, a souligné von der Leyen, le peuple iranien « mérite la liberté », même si « nous savons que cela sera lourd de dangers et d’instabilité pendant la guerre et après celle-ci ».
Et l’impact à plus long-terme pose déjà des « questions existentielles ».
« L’idée que nous pouvons simplement nous retrancher et nous retirer de ce monde chaotique est tout simplement une erreur », a-t-elle averti, appelant l’UE à « passer à l’offensive » et à « protéger ses intérêts ».
Cela vaut pour l’Ukraine, dont la priorité pour l’UE est de lui permettre de se financer cette année et l’an prochain grâce à un prêt de 90 milliards d’euros, dont le versement est actuellement bloqué par un veto de la Hongrie.
« Je peux vous assurer que nous tiendrons nos engagements, car ce qui est en jeu, c’est notre crédibilité, et plus important encore, notre sécurité », a martelé la présidente de la Commission européenne.
Elle a également souligné la nécessité d’intégrer l’Ukraine et d’autres pays candidats à l’Union européenne le plus rapidement possible, sans nécessairement attendre qu’ils deviennent des États membres à part entière.
« Il est de la plus haute importance que nous nous tenions prêts en faisant en sorte que les pays des Balkans occidentaux, la Moldavie et l’Ukraine se rapprochent de notre Union dès à présent », a-t-elle souligné.







