Washington déplore un « recul » continu des droits humains dans le monde
Blinken a évoqué la situation en Ukraine comme l'illustration "la plus flagrante" des "conséquences humaines de ce déclin", en accusant les forces russes d'"atrocités généralisées"
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le gouvernement américain de Joe Biden, qui affirme mettre les droits humains au coeur de sa politique étrangère, a fait mardi le constat de leur « recul » persistant à travers le monde, illustré selon lui par la guerre en Ukraine.
« Depuis de nombreuses années, nous assistons à un recul alarmant de la démocratie, de l’Etat de droit, du respect des droits humains dans de nombreux endroits du monde », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken en présentant à la presse le rapport annuel du département d’Etat sur les droits humains.
« Depuis la publication de notre précédent rapport » il y a un an, « ce recul a, malheureusement, continué », a-t-il ajouté.
Il a évoqué la situation en Ukraine depuis l’invasion russe comme l’illustration « la plus flagrante » des « conséquences humaines de ce déclin », en accusant à nouveau les forces de Moscou d' »atrocités généralisées » dans les zones qu’elles ont occupées.
« Les corps laissés dans les rues les mains liées; des théâtres, gares, immeubles réduits en ruines avec des civils à l’intérieur »; « les témoignages de femmes et filles qui ont été violées, et les civils assiégés, mourant de faim et de froid », a-t-il énuméré.
Le secrétaire d’Etat a surtout dénoncé les violations des droits humains dans les pays adversaires des Etats-Unis, accusant à nouveau la Chine de perpétrer un « génocide » contre les musulmans ouïghours, et les talibans de multiplier les « arrestations arbitraires de femmes, manifestants et journalistes » depuis leur prise du pouvoir en août en Afghanistan.
Mais il a aussi critiqué des dérives de pays partenaires des Washington, comme l’Egypte auquel il a reproché l’emprisonnement de l’avocat et défenseur des droits humains Mohamed al-Baqer, ou l’Ethiopie où, a-t-il dit, « tous les belligérants » ont « commis des atrocités » et où « des milliers d’Ethiopiens sont détenus injustement dans des conditions qui mettent leur vie en péril ».
Antony Blinken a rejeté les critiques des organisations de défense des droits humains qui déplorent justement que l’administration Biden ne fasse pas suffisamment pression sur certains pays alliés des Etats-Unis.
« Qu’il s’agisse d’un pays ami ou d’un pays avec lequel nous avons de vraies différences, notre unité de mesure est la même », car les droits humains « sont universels », a-t-il insisté.
la Communauté du Times of Israël !







