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Yair Golan appelle les manifestants à recourir à des « actes illégaux » non violents

Le Likud accuse l'ex-élu de Meretz, "d'incitation à la violence et de sédition" et demande une enquête policière sur ses propos

L'ancien député Yair Golan lors d'une manifestation contre le gouvernement élu organisée par le Mouvement pour un gouvernement de qualité à Tel Aviv, le 17 décembre 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
L'ancien député Yair Golan lors d'une manifestation contre le gouvernement élu organisée par le Mouvement pour un gouvernement de qualité à Tel Aviv, le 17 décembre 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Un ancien élu de gauche s’est attiré les foudres mardi après avoir appelé les citoyens à utiliser des moyens illégaux dans le cadre des manifestations en cours contre le gouvernement.

« Face aux tentatives visant à anéantir la démocratie israélienne, nous nous engagerons dans une opposition civile claire et sans équivoque, et si nous sommes amenés à recourir à une désobéissance civile générale et non violente, nous n’hésiterons pas », a déclaré l’ancien député du Meretz, Yair Golan, lors d’une interview accordée à la radio publique Kan. « La désobéissance ne pourrait être légale à 100 % ».

Interrogé sur la question, Golan a affirmé : « J’appelle ici, dans une mesure raisonnable, sans recourir à la violence, à commettre aussi des actes illégaux ».

« Si, au cours de la lutte pour la démocratie, nous devions être amenés à commettre des actes totalement, je le souligne, non violents, mais certainement en marge de la loi, nous n’aurions pas d’autre choix que de le faire », a-t-il ajouté.

Golan, qui est également un major général à la retraite de Tsahal, a siégé en tant que législateur de Meretz de 2019 jusqu’à l’année dernière, lorsque le parti de gauche a manqué de franchir le seuil électoral. Ces six derniers mois, il est devenu une voix importante dans les manifestations en cours contre les projets de refonte du système judiciaire du gouvernement.

En réponse aux propos de Golan, le parti au pouvoir, le Likud, a publié un communiqué demandant « une enquête immédiate » pour « incitation à la violence et sédition ». Le parti a ajouté : « Quiconque enfreint la loi doit en payer le prix, sinon l’État de droit n’a pas de sens ».

L’ancien Premier ministre Ehud Barak (g) serre la main de Yair Golan en annonçant la formation de son nouveau parti, à Beit Sokolov, à Tel Aviv, le 26 juin 2019. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)

Le député de HaTzionout HaDatit a envoyé une lettre au procureur général, ainsi qu’au ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir et à la police israélienne, lui demandant d’ouvrir une enquête sur Golan pour les propos qu’il a tenus, et accusant la police de se montrer trop indulgente à l’égard d’autres personnes qui ont tenu des propos similaires.

L’ancien Premier ministre Ehud Barak, un autre manifestant de premier plan contre la refonte, a également appelé à plusieurs reprises à la « désobéissance civile » ces derniers mois, suscitant des réactions de colère de la part des législateurs de la coalition.

Les propos de Golan ont été tenus le jour même où des centaines de manifestants opposés à la réforme judiciaire ont organisé une manifestation houleuse devant le domicile du ministre de la Justice, Yariv Levin, brûlant des pneus et bloquant des routes, durant laquelle 6 personnes ont été arrêtées.

Des opposants aux plans de refonte judiciaire du gouvernement manifestent devant le domicile du ministre de la Justice Yariv Levin à Modiin, le 27 juin 2023. (Crédit : Jonathan Shaul/Flash90)

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