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Yémen : le Hezbollah rejette les accusations « ridicules » de Ryad

La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite avait accusé l'Iran et le Hezbollah d'avoir "militarisé" l'aéroport de la capitale Sanaa et d'avoir aidé les rebelles Houthis

Des combattants chiites irakiens des brigades du Hezbollah soutenues par l'Iran défilent lors d'un défilé militaire à Bagdad le 31 mai 2019. (Photo AHMAD AL-RUBAYE / AFP)
Des combattants chiites irakiens des brigades du Hezbollah soutenues par l'Iran défilent lors d'un défilé militaire à Bagdad le 31 mai 2019. (Photo AHMAD AL-RUBAYE / AFP)

Le groupe terroriste chiite libanais Hezbollah a rejeté lundi les accusations « ridicules » de la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen d’avoir aidé les rebelles Houthis, proches de l’Iran, à attaquer le royaume.

Dimanche, la coalition, qui soutient depuis 2015 le gouvernement yéménite dans sa guerre contre les rebelles, avait accusé l’Iran et le Hezbollah d’avoir « militarisé » l’aéroport de la capitale Sanaa, « point principal de lancement de missiles balistiques et de drones » vers l’Arabie saoudite.

« Ce qui a été dit lors de la conférence de presse du porte-parole des forces d’agression saoudiennes au Yémen concernant ce qu’il considère comme des preuves de l’implication du Hezbollah au Yémen est (…) ridicule et ne mérite même pas d’être commenté », a estimé lundi le groupe terroriste chiite dans un communiqué.

Le conflit s’est intensifié au Yémen ces derniers jours, après que deux personnes ont été tuées et sept blessées en territoire saoudien dans une attaque revendiquée par les Houthis qui contrôlent Sanaa depuis le début du conflit en 2014.

Des Yéménites inspectent les dégâts causés par une frappe aérienne de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite dans la capitale Sanaa, tenue par les rebelles houthis, le 24 décembre 2021. (Crédit : MOHAMMED HUWAIS / AFP)

Dans la foulée, l’Arabie saoudite a déclenché samedi une opération militaire « à grande échelle » au Yémen faisant trois morts et six blessés dans le pays.

Fin octobre, le royaume avait suspendu ses relations diplomatiques avec le Liban après des déclarations d’un ministre libanais critiquant l’intervention de la coalition militaire au Yémen.

Deux jours après, le chef de la diplomatie saoudienne Fayçal ben Farhan déclarait que le problème allait bien « au-delà des simples commentaires d’un ministre », dénonçant « l’hégémonie du Hezbollah sur le Liban ».

Le prince saoudien Faisal bin Farhan Al Saud lors d’une table ronde au centre de conférence La Nuvola pour le sommet du G20 à Rome, le 30 octobre 2021. (Crédit : AP Photo/ Andrew Medichini)

Le Hezbollah, acteur incontournable sur la scène politique libanaise, est très étroitement lié à l’Iran, grand rival régional de l’Arabie saoudite.

Selon les Nations unies, la guerre au Yémen a causé la mort de 377 000 personnes, dont plus de la moitié en raison des conséquences indirectes du conflit, notamment le manque d’eau potable, la faim et les maladies.

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