Zelensky invoquera la Shoah dans son discours à la Knesset, dit une élue ukrainienne
Olga Vasilevskaya-Smaglyuk a demandé aux Israéliens de continuer à aider l'Ukraine, affirmant que "les Juifs se souviennent de ce qui s'est passé pendant la Shoah et doivent aider"
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Une parlementaire ukrainienne a déclaré mercredi que dans son discours à la Knesset, le président Volodymyr Zelensky comptait évoquer sa judéité et comparer la lutte de son pays contre l’invasion russe à la Shoah.
« Je pense que Zelensky dira qu’il est juif lui aussi », a déclaré Olga Vasilevskaya-Smaglyuk, députée du peuple, dans une interview à la chaîne de radio publique Kan. « Il parlera de la Shoah et de la situation des Ukrainiens aujourd’hui, car c’est vraiment similaire – tuer des Ukrainiens uniquement parce qu’ils sont ukrainiens. Nous espérons qu’ils nous comprendront. »
Le dirigeant ukrainien s’adressera à la Knesset par Zoom la semaine prochaine après qu’une demande initiale de s’adresser aux législateurs par liaison vidéo a été rejetée, officiellement parce que la Knesset était en congés et que des rénovations étaient en cours dans le bâtiment.
L’allocution devrait avoir lieu dimanche à 18 heures.
Dans le cadre des négociations en cours pour mettre fin au conflit, Mme Vasilevskaya-Smaglyuk a déclaré qu’elle espérait que M. Zelensky et le président russe Vladimir Poutine se rencontreraient face à face.
Elle a écarté la possibilité qu’une telle rencontre ait lieu en Biélorussie ou en Ukraine.
À la question de savoir si la perspective d’un sommet pour la paix à Jérusalem, suggérée par Israël, est toujours viable, Mme Vasilevskaya-Smaglyuk a répondu par l’affirmative.
Elle a également appelé Israël et les Israéliens à continuer à aider l’Ukraine, car « les Juifs se souviennent de ce qui s’est passé pendant la Shoah et ils doivent aider. »
Les deux parties au conflit se sont mutuellement accusées de nazisme, Poutine justifiant son invasion du 24 février en disant qu’il voulait « dénazifier » les zones de l’Ukraine où, selon lui, un « génocide » était commis contre les citoyens russophones. Les gouvernements occidentaux et l’Ukraine elle-même ont rejeté ces allégations, les qualifiant de justification sans fondement de l’invasion.
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