Le ministre de l’Economie Naftali Bennett a réagi dimanche aux nouvelles menaces brandies par l’Autorité palestinienne de déposer une demande d’admission à l’ONU.

Selon Bennett, Israël n’a aucune raison de craindre ces menaces émises par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

« Ils menacent d’aller à l’ONU », a déclaré le chef du parti Habayit Hayehudi à la Radio israélienne nationale.

« Laissez-le se tourner dès maintenant vers l’ONU. Laissez-le faire ce qu’il veut et nous saurons gérer la situation ».

Selon Bennett, Abbas serait « le premier à subir le revers » de sa décision. « Il a un plus grand intérêt que nous dans la poursuite des négociations.»

« Il détient à peine une économie, aucune défense, pas de souveraineté, pas de frontières, il n’a rien. Donc, si cela ne ressemble pas à un Etat et ne sonne pas comme un Etat, ce n’est pas un Etat, même si l’ONU dit le contraire. Et nous ne devons pas craindre cette menace et payer le prix pour l’empêcher d’aller à l’ONU – Laissez-le se tourner vers l’ONU », a-t-il lancé.

Bennett affirme également ne pas avoir eu vent de la prétendue proposition de l’Etat hébreu de libérer 400 terroristes palestiniens supplémentaires, en plus du quatrième et dernier contingent dont la libération était prévue ce week-end, si l’Autorité palestinienne acceptait de prolonger les pourparlers de paix de six mois.

Une telle initiative n’obtiendrait pas l’aval de la Knesset, selon lui.
« Nous devons payer pour le droit de s’asseoir avec Abbas ? », a-t-il demandé.

« Si j’étais à sa place, je n’aurais jamais conclu un accord, car j’aurais l’assurance de tout obtenir simplement en brandissant des menaces ».

L’Autorité palestinienne aurait rejeté une offre soumise par le gouvernement israélien, et soutenue par Washington, de libération d’un nouveau contingent de 400 prisonniers palestiniens en échange d’une prolongation des pourparlers de paix.

La direction palestinienne a présenté une contre-proposition aux médiateurs américains : elle exige la libération de 1 000 prisonniers désignés par l’Autorité palestinienne elle-même.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a également ordonné le gel des constructions dans les implantations et le transfert de contrôle de certaines régions de la zone C à l’Autorité palestinienne.

Bennett a fait valoir au Premier ministre Benjamin Netanyahu qu’à la lumière du refus persistant d’Abbas de reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israël, la décision de libérer les prisonniers devait être réévaluée.

Le ministre n’a toutefois pas divulgué la réponse du Premier ministre.

Avi Issacharoff a contribué à la rédaction de cet article.