Trois Palestiniens « armés » ont été tués mercredi par l’armée égyptienne dans le nord du Sinaï près de la frontière avec la bande de Gaza, ont indiqué des responsables médicaux et de la sécurité.

Les autorités égyptiennes accusent des terroristes de la bande de Gaza d’être impliqués dans les attaques djihadistes meurtrières qui visent régulièrement l’armée et la police dans la péninsule du Sinaï depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013.

Les trois Palestiniens « armés » ont été tués dans « des échanges de tir » avec des militaires égyptiens qui les ont repérés près de la frontière avec Gaza, dans un secteur où les autorités ont établi une zone-tampon, selon les responsables.

Les trois hommes pourraient s’être infiltrés sur le territoire égyptien par l’un des nombreux tunnels clandestins reliant le Sinaï à l’enclave palestinienne, d’après les mêmes sources.

Alors que des centaines de ces tunnels ont été utilisés ces dernières années pour faire entrer du carburant et des matériaux de construction dans Gaza en raison des restrictions israéliennes, les autorités égyptiennes accusent les activistes palestiniens de s’en servir aussi pour le trafic d’armes.

La zone-tampon construite par l’armée à la frontière a pour objectif d’empêcher l’infiltration de ces activistes et la contrebande d’armes.

Les attentats visant quasi-quotidiennement les forces de sécurité dans le nord du Sinaï sont généralement revendiqués par des groupes jihadistes –dont la branche égyptienne de l’organisation Etat Islamique (EI)– qui disent agir en représailles à la sanglante répression lancée contre les partisans de M. Morsi.