Un législateur iranien a accusé samedi l’observateur des droits de l’Homme de l’ONU d’être un agent des renseignements israéliens et américains.

Plus tôt dans le mois, l’observateur Ahmed Shahid a présenté son rapport au Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme. Le rapport dénonce le « manque d’adhérence » de Téhéran « à la loi, ainsi que son échec à enquêter sur les plaintes, et à traduire ceux qui violent les droits de l’Homme en justice. »

Le député Seyyed Hossein Naqavi Hosseini a été cité par l’agence de presse semi-officielle Fars, affirmant que « tous les organismes des droits de l’Homme justes et indépendants savent très bien que Shahid est un agent du régime sioniste et de la CIA. »

Il a indiqué que l’Iran était « familier avec ce personnage, » a révélé l’agence Fars sans expliquer le sens de cette affirmation.

Shahid est un ancien ministre des Affaires étrangères aux Maldives, il a été élu au poste à l’ONU il y près de trois ans.

Selon l’agence de presse officielle de la République Islamique, Hosseini aurait accusé le rapport de Shaheed d’être basé sur des informations venant du Mossad et d’un groupe révolutionnaire iranien de gauche, le Mojahedin-e-Khalq.

Hosseini avait déjà accusé les sanctions internationales pesant sur la République islamique de violer les droits de l’Homme.

Vendredi, le Conseil des droits de l’Homme avait exprimé ses inquiétudes par rapport aux graves violations des droits de l’Homme de l’Iran cette année, malgré quelques progrès.

L’organisme de l’ONU a également prolongé la mission de Shahid de un an. Hosseini accuse l’ONU de vouloir « gagner du temps pour pouvoir amasser davantage d’accusations contre l’Iran. »

Le Conseil des droits de l’Homme a demandé à l’Iran d’autoriser Shahid à rentrer en Iran, mais l’Iran a refusé jusqu’à présent.

« Shahid est le seul de ces observateurs dont les fonctions sont à chaque fois reconduites à la fin de son mandat, » affirme Hosseini. Il demande que Shahid soit remplacé.

Lors de la réunion du conseil vendredi, Shahid et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon ont parlé du recours à la torture et aux exécutions en Iran, de l’oppression des femmes et des minorités, de l’emprisonnement des journalistes et des activistes pour les droits de l’Homme.

L’envoyé iranien pour les droits de l’Homme à l’ONU, Mohsen Naziri Asl, a dénoncé les « accusations non-fondées » d’Ahmed Shahid contre la République islamique.

Il a indiqué que Shahid essayait de créer la discorde entre Téhéran et les autres pays.