Un bâtiment appartenant à l’Eglise grecque-orthodoxe a été visé par un incendie et des actes de vandalisme apparemment commis par des extrémistes juifs dans la nuit de mercredi à jeudi près de la Vieille ville de Jérusalem, a indiqué la police israélienne.

Une partie du bâtiment, utilisé comme séminaire, a été incendiée, a indiqué la porte-parole de la police, Luba Samri. Des inscriptions hostiles à Jésus et des slogans généralement utilisés par des extrémistes juifs ont été retrouvés sur les murs.

« Apparemment les motivations des auteurs de l’incendie sont nationalistes », a-t-elle précisé, employant un terme renvoyant dans ce contexte à des extrémistes juifs.

Les pompiers ont rapidement maîtrisé le feu et personne n’a été blessé, a-t-elle ajouté.

Suite à une demande de la police, tous les détails de l’enquête ont été soumis à une interdiction de publication jusqu’au 4 mars.

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat a condamné l’attaque.

« Il n’y a pas de place pour ce genre d’activité déplorable à Jérusalem. Nous devons mettre fin à ce comportement et faire comparaître les responsables devant la justice », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le bâtiment, utilisé pour les études religieuses, se trouve près des remparts de la Vieille vVille, sur le mont Sion, près de l’abbaye de la Dormition, qui avait été la cible d’une tentative d’incendie lors de la visite du Pape Francis en mai dernier.

Mercredi, une mosquée avait été endommagée dans un village palestinien proche de Bethléem, en Cisjordanie occupée, par un incendie imputé par des témoins à des colons israéliens.

Un haut responsable palestinien, Saëb Erekat, a qualifié les auteurs des deux attaques de « terroristes », accusant le gouvernement israélien de les avoir provoquées en continuant « son occupation et sa colonisation illégale (des territoires palestiniens), sur la base de revendications religieuses déformées ».

Depuis des années, des activistes extrémistes se livrent sous le label « le prix à payer » à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des Arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même l’armée israélienne.