Le Hamas a récemment acheté de grandes quantités de carburant à l’Egypte, pour tenter d’améliorer la productivité de la seule centrale électrique de la bande de Gaza.

L’approvisionnement en électricité dans Gaza, déjà limité, avait été encore réduit en raison du conflit entre le Hamas et l’Autorité palestinienne (AP) de Mahmoud Abbas qui devait payer le carburant.

L’achat de quelque 30 millions de litres de diesel à l’Egypte, pour 90 millions de shekels, montre un changement d’attitude du groupe qui dirige la bande de Gaza, indiquant probablement qu’il tente d’éviter la reprise des manifestations de rues qui ont secoué l’enclave palestinienne l’hiver dernier.

La plupart des Gazaouis, à l’exception de ceux vivant dans le nord de la bande de Gaza, reçoivent à présent de l’électricité pendant six heures par jour au lieu de quatre, mais doivent encore passer par des périodes de 12 heures de coupure de courant.

La seule centrale électrique de la bande de Gaza, à nouveau à l'arrêt le 16 avril 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

La seule centrale électrique de la bande de Gaza, à nouveau à l’arrêt le 16 avril 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Le Hamas, groupe terroriste qui dirige de facto la bande de Gaza, refusait de payer l’électricité israélienne, affirmant que l’AP était responsable de son financement.

Cette année, l’AP a cessé de payer une partie de l’électricité, entraînant une baisse du courant distribué aux Gazaouis de six heures par jour à quatre heures par jour suivie d’au moins 12 heures de coupure.

En juin, Mohammed Dahlane, ancien homme fort du Fatah, a conclu un accord avec l’Egypte et le Hamas, grâce auquel Le Caire a livré du carburant, payé par les Emirats arabes unies.

Le Hamas va à présent payer lui-même le carburant et en faire livrer plus, ont indiqué des sources au Times of Israël.

Le coût du carburant acheté par le Hamas à l’Egypte représente six fois ce que l’AP a refusé de payer, et cet achat montre une volonté des autorités gazaouies d’utiliser leur argent pour améliorer les problèmes des infrastructures locales.

Jusqu’à présent, le Hamas avait refusé de payer pour le carburant, soulignant que cela relevait de la responsabilité de l’AP, tout en dépensant des millions de dollars pour son infrastructure militaire.

Cet achat a été conclu alors que le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, est actuellement au Caire pour des discussions avec les responsables de la sécurité égyptienne.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.