Ces commémorations devaient être les premières dans la bande de Gaza depuis la prise du pouvoir du Hamas islamiste en 2007.

Les deux poids lourds de la politique palestinienne ont signé en avril un accord de réconciliation. Déjà précaire, cette réconciliation a été mise à mal par une série d’explosions ayant visé vendredi des maisons de cadres du Fatah à Gaza ainsi que les installations censées accueillir les célébrations de mardi.

Le porte-parole du Fatah à Gaza, Fayez Abou Eita, a indiqué à l’AFP que ces commémorations avaient été « officiellement annulées ». « Nous avons été informés par les branches sécuritaire et politique du Hamas qu’elles étaient dans l’incapacité de garantir la sécurité » des célébrations, a-t-il expliqué. « Face au danger que cela représente pour le public, nous avons dû nous décider à annoncer son annulation ».

La sécurité du Hamas a confirmé dans un communiqué avoir informé le Fatah qu’elle n’était pas en mesure de garantir la sécurité de l’événement.

Le Fatah, fondé par Yasser Arafat qui l’a dirigé jusqu’à sa mort, a fait porter la responsabilité des explosions de vendredi au Hamas, certains de ses dirigeants accusant des membres des forces de sécurité du Hamas d’être derrière ces attentats.

Après les attaques, le Premier ministre du gouvernement d’union nationale, né en juin de la réconciliation, a annulé une visite prévue samedi à Gaza, où le Hamas tarde à lui remettre les clés du pouvoir.