L’assemblée des étudiants de l’université publique de Portland a voté une résolution appelant au désinvestissement des entreprises qui « profitent des violations des droits de l’Homme » d’Israël à l’encontre des Palestiniens.

La résolution a été votée lundi par 22 voix favorables, deux contre et une abstention, selon le compte-rendu de la réunion, a annoncé le site d’informations et d’opinion conservateur The College Fix.

Le texte approuvé établit des rapprochements entre les actions pour les droits civiques des noirs et des indigènes et les efforts pro-palestiniens.

La résolution, écrite par le sénateur étudiant Phoenix Singer et l’association Students United for Palestinian Equal Rights, appelle l’université à se désinvestir des entreprises qui nuisent aux Palestiniens en travaillant avec l’armée israélienne. Elle affirme également qu’Israël occupe la terre palestinienne depuis sa fondation, en 1948.

Le texte cite plusieurs entreprises, dont Caterpillar, GS4, Hewlett Packard et Motorola, dont il affirme qu’elles « profitent des violations des droits de l’Homme contre les civils palestiniens par le gouvernement israélien. »

Il appelle également l’université « à mettre en place un examen interne des investissements qui interdit l’investissement dans toute entreprise qui fournit des armes ou des équipements utilisés » pour nuire aux civils israéliens ou palestiniens, démolir des maisons palestiniennes, et construire ou entretenir des implantations ou la barrière de sécurité israélienne de Cisjordanie.

Dans un communiqué publié en juin, le président de l’université, Wim Wiewel, avait affirmé que la résolution était « clivante et mal informée ».

Comme les financements sont gérés par le trésorier de l’état de l’Oregon, avec ceux d’autres universités publiques, la résolution en elle-même « n’a aucun effet pratique », avait écrit Wiewel.

StandWithUs, association de défense d’Israël, a condamné la résolution dans un communiqué, qui soulignait que le vote avait eu lieu le jour de la fête juive de Simhat Torah.

« L’affirmation que la simple existence d’Israël est une ‘occupation’ montre clairement que l’objet de cette résolution consiste à promouvoir le sectarisme, pas la justice ou les droits de l’Homme », a déclaré Noa Raman, coordinatrice pour le Pacifique nord ouest de StandWithUs.