La Suisse, aujourd’hui au 8e rang mondial du numérique, cherche à se repositionner dans le peloton de tête mondial.

Lors de la réunion annuelle du patronat suisse, le professeur Martin Vetterli, président de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) se rappelle, nostalgique : « C’est chez nous que le premier robot humanoïde a vu le jour. Et c’est ici aussi qu’est né le World Wide Web » rapporte Le Temps.

Mais aujourd’hui la Californie et d’autres valley, en Israël ou en Asie, ont pris les rênes de la révolution numérique et savent la monétiser avec succès.

« Il faut sortir de ce colonialisme numérique, explique le professeur. Nos données collectées se transforment en valeur ajoutée aux Etats-Unis et le produit final nous est vendu. »

Les patrons suisses ont affiché leur volonté de rattraper ce retard, et leur agacement de voir que les fonds suisses ne peuvent aujourd’hui qu’investir dans des compagnies américaines, les entreprises suisses sur le marché n’étant pas en pointe.

« A en croire le président de l’EPFL, explique Le Temps, il faut s’inspirer du modèle israélien. C’est-à-dire implanter les sièges aux Etats-Unis, par exemple, pour s’étendre à l’international. Mais toujours conserver une identité suisse. Nos entreprises pourront ainsi lever des fonds, sans se faire racheter, car la tradition helvétique de la finance est plus tournée vers la gestion de fortune. »