D’un point de vue médical, le père du journaliste français, Benoît le Corre, est décédé d’une mort naturelle.

Il a rendu son dernier souffle mardi, après plusieurs semaines dans le coma des suites d’un infarctus qu’il avait fait en août. Les médecins avaient prévenu que cela risquait de se produire.

Pourtant, certains accusent le cyber-activiste franco-israélien, Gregory Chelli, d’avoir été en partie responsable du décès. Il aurait, à deux reprises, appelé le père du journaliste pour lui faire une cruelle farce, pour se venger, apparemment, d’un portrait écrit par Benoît le Corre critiquant ses attaques contre des sites pro-palestiniens.

Le premier appel de Chelli aux parents de Benoît le Corre a eu lieu le 31 juillet, selon Le Parisien, qui a identifié Chelli comme un résident d’Ashdod âgé de 31 ans et d’origine parisienne, qui utilise le pseudonyme Ulcan. Lors de cet appel, il s’est fait passer pour un policier et a informé les parents du journaliste du décès de leur fils dans un accident de voiture, indique le journal.

Le second appel attribué à Chelli a eu lieu deux jours plus tard. Il aurait appelé la police de Dammarie-les-Lys, lieu de résidence des parents, en plein milieu de la nuit. Cette fois, il se serait fait passer pour le père de Benoît le Corre et aurait affirmé avoir tué sa femme et son fils. Une patrouille de police s’est présentée à 4 heures du matin à la résidence du couple à la recherche de corps qui n’existaient pas.

Le père a fait un infarctus cinq jours après.

Lors d’une interview accordée à France 2, Chelli a affirmé qu’il ne regrettait aucune de ses actions, même s’il n’a en aucun cas admis être l’auteur de ces appels téléphoniques.

Lors de l’annonce du décès du père de Benoît le Corre, mardi, le rédacteur en chef du site rue89 a indiqué qu’il existait des antécédents d’infarctus dans la famille et que les médecins avaient placé le père de Benoît le Corre dans la catégorie des personnes « à hauts risques » en raison de son « hyperactivité professionnelle ».

« Mais il est difficile de ne pas faire le lien avec le stress éprouvé les jours précédant cet infarctus », ajoute Pierre Haski, le cofondateur du site Rue89.

Haski écrit aussi que plusieurs plaintes ont été déposées contre Chelli pour harcèlement aggravé et fausse déclaration à la police, entre autres. Mais il n’a pas encore été interrogé parce qu’il n’est pas actuellement présent en France, et en raison de « l’absence, semble-t-il, de tout mouvement du côté des autorités israéliennes », précise Haski.

En ce qui concerne Chelli, cette affaire ne semble pas trop l’émouvoir. Mercredi, il a appelé Benoît le Corre pour lui présenter ses condoléances.