Un garde-frontière a été inculpé pour homicide involontaire dimanche pour avoir tiré mortellement le 15 mai sur un adolescent palestinien lors d’une manifestation à l’extérieur de Ramallah.

L’acte d’accusation a été plus clément que prévu, sachant que beaucoup pensaient que le policier serait condamné pour meurtre.

Le bureau du procureur du district de Jérusalem a déposé l’acte d’accusation à la cour de justice de la ville, et demandé que le policier demeure en détention tout au long des procédures judiciaires.

Aucun détail n’a été publié sur l’identité de l’accusé.

L’acte d’accusation fait valoir que le garde-frontières a chargé son arme de balles réelles plutôt que de balles en caoutchouc. Il estime que le policier a tiré avec l’intention de nuire gravement à l’adolescent palestinien, tout en étant pleinement conscient que cela pourrait lui être fatal.

Le policier a été arrêté le 12 novembre sur des soupçons d’utilisation de balles réelles au lieu de balles en caoutchouc lors d’une manifestation violente dans la ville cisjordanienne de Beitunia pour marquer la Journée de la Nakba.

Le même homme est également soupçonné d’avoir tué un deuxième adolescent palestinien décédé ce jour-là, selon un précédent rapport de la Deuxième chaîne.

Une autopsie pratiquée par des médecins légistes palestiniens et israéliens en juin avait constaté que l’un des adolescents, Nadeem Siam Nawara, 17 ans, aurait été abattu par des soldats de l’armée.

Tsahal, qui a précisé que seules des méthodes de dispersion non mortelles sont utilisées par les soldats, avait refusé de commenter le compte-rendu de l’autopsie à l’époque.

Une vidéo diffusée après l’incident semble montrer les deux adolescents se promenant dans une zone éloignée de la manifestation. Un haut responsable du ministère de la Défense avait déclaré au Times of Israel que la vidéo avait probablement été trafiquée.

L’incident a fait l’objet d’une enquête de Tsahal après que des images aient montré qu’apparemment les adolescents auraient été abattus sans provocation aucune.

Les responsables militaires israéliens ont dit qu’ils avaient enquêté sur l’incident depuis le 16 mai, et qu’une enquête de la police militaire avait également été ouverte. Les résultats préliminaires indiquent qu’il n’y aurait pas eu directement de tirs de l’armée, présente lors de l’incident.

Les garde- frontières demeurent sous l’autorité de la police israélienne et ne sont pas une unité régulière de Tsahal.