Nita Lowey, représentante démocrate du disctrict de New York et membre de haut rang du Congrès américain, s’est dite prête à faire adopter des mesures en vue de couper les financements américains à l’Autorité palestinienne, suite à l’accord d’union conclu avec le Hamas dans la bande de Gaza.

« Je vais travailler avec le Département d’Etat sur la logistique de suspension de l’assistance », a affirmé Lowey jeudi au JTA, après que le gouvernement israélien ait annoncé la fin officielle des pourparlers de paix suite à la conclusion du pacte de réconciliation interpalestinienne.

Selon Lowey, le seul élément qui pourrait inverser la tendance serait que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, renonce à l’accord signé mercredi.

« A ce stade, la loi est claire, leurs actions sont claires et l’avenir est clair », a-t-elle assuré.
Le Hamas est inscrit sur la liste des organisations terroristes dressée par les Etats-Unis, et leur transférer des fonds iraient à l’encontre de la législation en vigueur.

Dans un communiqué publié mercredi, Kay Granger – membre du parti Républicain, Texas – la présidente du sous-comité des opérations internationales de la Commission des Finances, a déclaré que l’accord d’union pourrait mettre un terme au financement américain à destination des Palestiniens.

« Cette action pourrait non seulement saboter tout espoir de parvenir à un accord de paix entre Israël et les Palestiniens, mais elle met en péril l’avenir de l’aide américaine à l’Autorité palestinienne », assure Granger. « Il s’agit d’une démarche irresponsable et si l’Autorité palestinienne est sérieuse au sujet du processus de paix, elle devrait renoncer immédiatement à cet accord ».

Les fonds américains alloués aux Palestiniens s’élèvent actuellement à hauteur de 400 millions de dollars annuels.
Selon la porte-parole du département d’Etat Jen Psaki, difficile de savoir pour l’heure si l’accord d’unité mériterait un arrêt des financements, car la nature du gouvernement constitué doit encore prendre forme.

« Nous ne sommes informés à ce stade d’aucune information qui puisse nous mener à une prise de décision », a déclaré Psaki jeudi lors de son point presse quotidienne, notant que le nouveau gouvernement pourrait être constitué de technocrates non alignés avec le Hamas.

Toujours selon Psaki, le secrétaire d’Etat américain John Kerry reste déterminé à faire avancer le processus de paix, en dépit d’une série de revers au cours des dernières semaines.

« Certaines démarches adoptées par les deux parties étaient inutiles, il y’a eu des hauts et des bas », a-t-elle ajouté. « Mais le processus doit continuer de se frayer son chemin vers la paix. »