Rechercher

1 000 mères juives et arabes ont défilé à Jérusalem pour réclamer la paix

Lors du rassemblement de Women Wage Peace à Jérusalem, les femmes ont formé une chaîne humaine, en exigeant des négociations pour la paix

Des femmes israéliennes et palestiniennes défilent à Jérusalem pour réclamer la paix, le 22 septembre 2021 (Crédit: Women Wage Peace)
Des femmes israéliennes et palestiniennes défilent à Jérusalem pour réclamer la paix, le 22 septembre 2021 (Crédit: Women Wage Peace)

Près de 1 000 femmes juives et arabes de tout le pays sont venues à Jérusalem le mercredi 22 septembre pour les événements de la Journée internationale de la paix de Women Wage Peace. Elles ont formé une chaîne humaine d’espoir le long des murs de la Vieille Ville de Jérusalem, puis se sont rassemblées sur la place de la Porte de Jaffa et ont appelé les dirigeants à promouvoir les négociations en vue d’un accord de paix avec les Palestiniens, dans l’intérêt de la paix et de la sécurité des générations futures, selon le groupe.

« Les événements de l’année dernière ont prouvé qu’il est impossible de gérer le conflit israélo-palestinien », a déclaré Nadia Hamdan, membre de Women Wage Peace. « Nous, mères juives, musulmanes, chrétiennes, druzes et bédouines, laïques et religieuses, nous nous sommes unies pour dire que nous ne pouvons plus continuer à vivre d’une guerre à une autre. Campagne après campagne, nous n’avons pas obtenu la sécurité qui nous avait été promise. Il est temps d’entamer des négociations vers un accord de paix qui puisse créer une réalité de paix et de sécurité pour nous, nos enfants et les générations futures. »

« La paix ne naît pas lors de conférences internationales, mais dans les cœurs et les pensées des personnes qui sont prêtes à faire la paix » – selon les mots de Sahaara Hamdan, une militante pour la paix Women Wage de 21 ans, originaire de Kfar Yanooh. « Quand j’étais enfant, mon rêve était de transformer le monde en un endroit meilleur, et quand j’ai grandi, j’ai réalisé que je ne pouvais pas le faire. Mais je peux changer les modes de pensée et les points de vue, et ainsi contribuer à changer le monde et à instaurer la paix. Nous ne parviendrons pas à instaurer la paix si nous n’en avons pas le cœur et l’âme.”

« En tant que mères, résidentes du Néguev occidental près de la frontière de Gaza, nous sommes venues ici aujourd’hui pour dire : La guerre n’est pas la réponse ! » – a déclaré Vivian Silver, une militante pacifiste de Woman Wage du kibboutz Be’eri, situé tout près de la frontière de Gaza. « Les options militaires n’ont pas atteint leurs objectifs. Nous n’avons pas réussi à obtenir la sécurité et la paix dans la région dans laquelle nous vivons. Le temps est venu de donner la priorité à une autre option – un accord politique bilatéral. Oui, ce n’est pas une tâche facile et cela peut devenir impossible si nous ne partons pas du point de départ fondamental – que deux nations ont le droit de vivre ici ; les enfants des deux côtés méritent de grandir dans la sécurité et le respect ».

Des femmes israéliennes et palestiniennes défilent à Jérusalem pour réclamer la paix, le 22 septembre 2021 (Crédit: Women Wage Peace)

« J’ai travaillé comme sage-femme pendant plus de 35 ans ; j’ai assisté des femmes juives et arabes dans le miracle de mettre au monde une nouvelle vie. Toute notre vie, en tant que mères, nous essayons de protéger nos enfants ; aucune mère israélienne ou palestinienne ne devrait sacrifier son fils aux dangers de la guerre », affirme Ilana Shemesh, originaire du Moshav Yishresh. « En tant que mères, nous devons crier vers les cieux pour trouver une solution politique qui protégera nos enfants. Aucun enfant ne doit tuer un autre enfant et se mettre en danger. »

« Nous nous tenons ici au nom de 4 millions de mères juives et palestiniennes qui exigent que les solutions non militaires deviennent prioritaires. Au nom des mères et des grands-mères de la région proche de Gaza, qui frémissent à la seule pensée des prochains combats. Je suis ici au nom d’Omer, Beeri, Yarden, Idan et Yuval, mes petits-enfants du kibboutz Saad, près de la frontière de Gaza, et je prie pour un autre type de solution. Je ne veux pas avoir à gérer des traumatismes et des post-traumatismes », a déclaré Gili Zivanndu kibboutz Sa’ad, près de la frontière de Gaza. « J’ose dire que je suis ici au nom des mères de Beit Hanun, Jabaliya, Gaza, Khan Yunis et Rafiah qui ne peuvent pas s’exprimer publiquement, mais dont les cris sont entendus. Je suis ici au nom de quatre mères dont les fils n’ont pas encore été rendus à Israël : Oron, Hadar, Ebera et Hisham, en référence aux deux soldats dont les dépouilles sont aux mains du Hamas et aux deux citoyens israéliens qui sont entrés de leur gré dans l’enclave gérée par le groupe terroriste.

Dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir du haut à gauche : Oron Shaul, Avera Mengistu, Hadar Goldin et Hisham al-Sayed. (Flash 90)

« Je suis ici en tant que maillon d’une longue chaîne de tradition de femmes qui ont dit « Non » au meurtre et « Oui » à la vie. Je suis ici au nom de toutes les mères qui ne sont plus disposées à se taire et exigent le changement ».

Women Wage Peace est le plus grand mouvement populaire en Israël avec près de 45 000 membres. Récemment, le mouvement s’est vu accorder un statut consultatif spécial auprès des Nations unies et s’efforce de promouvoir des solutions politiques avec les Palestiniens.

Des femmes israéliennes et palestiniennes défilent à Jérusalem pour réclamer la paix, le 22 septembre 2021 (Crédit: Women Wage Peace)

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...