Israël en guerre - Jour 255

Rechercher

100 000 personnes marquent « cinquante jours d’enfer » depuis le 7 octobre à Tel Aviv

Le rassemblement en soutien aux otages a commencé peu avant la libération du 2e groupe de captifs ; les intervenants ont réclamé plus de soutien pour les familles et plus de pressions sur le gouvernement

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

  • Un rassemblement en soutien aux captifs détenus dans la bande de Gaza sur la Place des Otages de Tel Aviv, le 25 novembre 2023. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)
    Un rassemblement en soutien aux captifs détenus dans la bande de Gaza sur la Place des Otages de Tel Aviv, le 25 novembre 2023. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)
  • Un manifestant brandissant une pancarte en faveur de la libération des otages retenus par des groupes terroristes à Gaza, lors d'un rassemblement sur la "Place des Otages" de Tel Aviv, le 25 novembre 2023. (Crédit : Amir Yarchi)
    Un manifestant brandissant une pancarte en faveur de la libération des otages retenus par des groupes terroristes à Gaza, lors d'un rassemblement sur la "Place des Otages" de Tel Aviv, le 25 novembre 2023. (Crédit : Amir Yarchi)
  • Une horloge faisant le décompte du temps passé à Gaza par les captifs enlevés le 7 octobre en Israël au cours d'un  rassemblement sur la Place des Otages de Tel Aviv, le 25 novembre 2023. (Autorisation : Jessica Steinberg/Times of Israel)
    Une horloge faisant le décompte du temps passé à Gaza par les captifs enlevés le 7 octobre en Israël au cours d'un rassemblement sur la Place des Otages de Tel Aviv, le 25 novembre 2023. (Autorisation : Jessica Steinberg/Times of Israel)
  • Des panneaux appelant à la libération des captifs détenus par les terroristes de Gaza aux abords du musée d'Art de Tel Aviv, devenu un centre pour les familles des otages et dont la place adjacente a été rebaptisée "Place des Otages", le 25 novembre 2023. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)
    Des panneaux appelant à la libération des captifs détenus par les terroristes de Gaza aux abords du musée d'Art de Tel Aviv, devenu un centre pour les familles des otages et dont la place adjacente a été rebaptisée "Place des Otages", le 25 novembre 2023. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Ce sont environ 100 000 personnes qui se sont rassemblées, samedi soir, devant le musée d’art de Tel Aviv, à proximité du siège du ministère de la Défense – sur une place qui a été rebaptisée « Place des Otages ». Elles ont voulu marquer « cinquante jours d’enfer » depuis le massacre commis par le groupe terroriste du Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre.

Les participants ont appelé de leurs vœux la remise en liberté de tous les otages en attendant qu’un deuxième groupe de captifs soit relâché, dans la soirée, dans le cadre d’un accord de trêve temporaire.

Il y avait des Israéliens de tous les âges, notamment des jeunes en uniforme kaki ou arborant des tee-shirts bleus de Hashomer Hatzair. D’autres portaient les tee-shirts noirs de l’organisation Bring Them Home, le mouvement militant en faveur de la libération des captifs qui se trouvent entre les mains des groupes terroristes de l’enclave côtière.

« Le retour des otages est la plus grande mitzvah qui puisse exister », a commenté le chanteur Ehud Banai. « Avec Hanoukka qui arrive, nous allumerons de nombreuses bougies pendant cette période sombre. Et nos cœurs continueront à être brisés jusqu’au retour du dernier des captifs ».

La foule a doucement accompagné Banai lorsqu’il a chanté sa chanson « Ir Miklat » (Cité de refuge).

Le premier intervenant représentant le Forum des familles des otages et des portés-disparus a été Alon Adar, le petit-fils de Yaffa Adar, 85 ans, qui a été libérée vendredi dans l’après-midi avec un premier groupe d’otages relâchés dans le cadre de l’accord de trêve de quatre jours qui a été conclu entre Israël et le Hamas. L’octogénaire est de retour en Israël.

Adar avait été l’une des premières personnes âgées ayant été kidnappées à apparaître dans une vidéo du Hamas, assise, le visage stoïque, dans une voiturette de golf qui se dirigeait depuis le kibboutz Nir Oz vers Gaza, le 7 octobre.

Des terroristes palestiniens enlevant une civile israélienne, au centre, identifiée plus tard comme étant Yaffa Adar, âgée de 85 ans, du kibboutz Nir Oz pour la conduire dans la bande de Gaza, le 7 octobre 2023 (Crédit : Hatem Ali/AP Photo)

« Nous sommes heureux avec ma savta [grand-mère] qui est enfin de retour chez nous mais mon cousin Tamir est encore là-bas », a déclaré Adar, évoquant Tamir Adar qui vit également à Nir Oz et qui avait quitté sa maison, le 7 octobre, pour affronter les terroristes aux côtés de l’équipe communautaire de sécurité – et qui n’était jamais revenu.

« Le retour de Savta donne de l’espoir, l’espoir d’assister au retour de tous les otages », a-t-il ajouté. « Mais nous savons que nous devons absolument continuer à combattre cette folie, que nous devons venir ici, sur cette place et que nous devons raconter au monde l’histoire qui se cache derrière chaque photo de visage. Nos familles ont besoin de vous ».

Adar a ajouté que sa grand-mère avait voulu venir au rassemblement mais que la famille avait pensé que c’était encore prématuré.

« Elle nous regarde, elle est fière de moi comme elle est fière de nous tous », a-t-il indiqué sous les applaudissements.

Omer Neutra, né aux États-Unis, est présumé avoir été fait prisonnier par le Hamas le 7 octobre 2023. (Autorisation)

Orna et Ronen Neutra, les parents d’Omer Neutra, un soldat seul capturé le 7 octobre, ont évoqué l’enfance de leur fils à Long Island, à New York. Le jeune homme est âgé de 22 ans.

Il est né un mois après les attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis, a raconté sa mère, Orna, et il a été élevé dans un foyer hébréophone par ses parents israéliens. Il a décidé de reporter ses études universitaires et d’entrer dans l’armée après avoir suivi un programme de préparation pré-militaire au sein de l’État juif, après avoir quitté le lycée.

« Cela n’a pas été facile mais il y a ici un tel système de soutien aux soldats seuls », a dit Orna Neutra, qui a remercié l’assistance qui se trouvait devant elle ainsi que tous les Israéliens pour le soutien affiché à son fils.

Elle a expliqué que sa dernière communication avec Omer avait eu lieu le vendredi 6 octobre dans l’après-midi. Le jeune homme avait expliqué à ses parents se préparer à un Shabbat calme, tranquille.

« Nous t’aimons, Omer, et nous ne prendrons pas de répit jusqu’à ce qu’ils te fassent revenir à la maison, et il faut que tu reviennes à la maison maintenant », ont ajouté les parents éplorés.

Parmi les autres intervenants, il y a eu le rabbin Yaakov Medan à la tête de la yeshiva de Har Etzion et Sheikh Muafak Tarif, le chef de la communauté druze en Israël.

« C’est dur de trouver les mots pour expliquer la souffrance qu’il y a dans nos cœurs », a dit Karif. « Voir ces enfants, ces femmes et ces enfants blessés – Mais quelle est cette vilénie ? »

Une bannière montrant les frères Sharabi, Yossi et Eli, qui ont été enlevés au Kibboutz Beeri le 7 octobre, accrochée sur la Place des Otages, aux abords du musée d’art de Tel Aviv, le 25 novembre 2023. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Sharon Sharabi, dont les deux frères, Eli Sharabi et Yossi Sharabi, ont été kidnappés au kibboutz Beeri, a remercié la foule pour son soutien à l’égard des familles et elle a rappelé à tous que l’épouse de son frère, Eli, et ses deux filles avaient été assassinées le 7 octobre.

« Eli ne retrouvera plus sa famille quand il reviendra », a-t-elle regretté. « Il mérite de vivre et sa mère mérite de le revoir ».

Certains intervenants ont aussi transmis des messages au gouvernement – cela a notamment été le cas de Haim Jelin, ancien responsable de la région d’Eshkol qui est originaire du kibboutz Beeri. Il a exprimé sa gratitude à l’égard de tous les soldats qui sont sur le terrain à Gaza et à l’égard des militaires qui avaient sauvé la vie de nombreux résidents de Beeri pendant l’assaut dévastateur du 7 octobre.

« Ils ont donné leur vie pour que nous puissions sortir de cette Shoah », a dit Jelin. « Nous continuerons à nous battre ; nous n’allons pas revenir à la même réalité : c’est le Hamas ou nous. Il n’y a jamais eu une guerre aussi juste que celle-ci. Nous allons construire un nouveau pays, avec les valeurs les plus justes et avec beaucoup d’amour. »

Les quatre enfants de Maya Goren, prise en otage au kibboutz Nir Oz – leur père a été tué – ont indiqué que la libération attendue du total de 50 captifs dans le cadre de l’accord conclu avec le Hamas « est un bon début mais le gouvernement doit faire tout ce qu’il peut pour ramener tout le monde ». Ils ont ajouté que « nous ne sommes pas des politiciens : notre mission, c’est de demander aux politiciens de le faire ».

Des panneaux en pochoir faits pour les otages avec des images de captifs qui sont projetées en boucle sur le musée d’Art de Tel Aviv qui surplombe « la Place des Otages » à Tel Aviv, le 25 novembre 2023. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Shoval Tzarfati, dont le frère Ofir Tsarfati a été kidnappé au festival de musique électronique Supernova, a appelé le gouvernement à ne pas oublier les otages hommes alors que tous les captifs actuellement relâchés dans l’accord sont des femmes ou des enfants

« Qui a décidé que les hommes devaient être en bas de la liste ? », a dit Tzarfati. « Le cabinet de guerre ne devrait pas permettre ce genre de sélection. Mon frère a 27 ans et il est le fils de ma mère. Ce sont des pères, ce sont des fils, des frères, des grands-pères et ils doivent, eux aussi, revenir à la maison ».

L’appel lancé par Tzarfati à ne pas oublier les otages masculins a précédé d’environ une heure la remise en liberté des 13 otages, samedi soir, qui a compris la libération d’un frère et de sa sœur, Noam et Alma Or, tandis que leur père, Dror Or, a été conservé en détention. Leur mère, Yonat, avait été assassinée le 7 octobre.

Autre père encore en captivité, Tal Shoham dont les enfants, Yahel, 3 ans et Naveh, 8 ans, ont été libérés samedi soir avec leur mère, Adi Shoham et avec leur grand-mère, Shoshan Haran.

C’est Abi Moses, dont la famille avait été décimée lors d’un attentat terroriste en 1987 – sa femme enceinte avait perdu la vie, ainsi que l’un de ses enfants – qui a pris la parole en dernier. Il a appelé le gouvernement à rapatrier tous les otages, même si cela devait impliquer de libérer le terroriste responsable de la mort de sa famille, il y a de longues années.

« Je veux qu’ils soient libérés et qu’ils soient libérés maintenant », a insisté Moses.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.