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13 arrestations après une manifestation contre le terrorisme à Jérusalem

Des canons à eau ont été utilisés pour disperser ces manifestants de droite qui bloquaient l'autoroute et dont certains scandaient "mort aux Arabes"

La police utilise un canon à eau pour disperser un groupe de manifestants à Jérusalem, samedi 18 décembre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)
La police utilise un canon à eau pour disperser un groupe de manifestants à Jérusalem, samedi 18 décembre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Samedi soir, des dizaines de manifestants de droite se sont rassemblés à l’entrée de Jérusalem pour demander au gouvernement israélien de prendre des mesures après une série d’attaques terroristes palestiniennes ces dernières semaines, dont une fusillade mortelle en Cisjordanie jeudi qui a coûté la vie à un étudiant de yeshiva de 25 ans.

La police a déclaré avoir arrêté 13 personnes pour trouble à l’ordre public, dont une personne armée. Selon Ynet, il s’agissait d’un couteau et de coups de poing américains.

Sur les images de la manifestation de samedi, on peut voir la police utiliser un canon à eau pour disperser certains manifestants qui, selon elle, tentaient de bloquer une autoroute. Une personne a été légèrement blessée, selon les médecins.

Dans une vidéo de la scène, on peut entendre certains des manifestants – principalement des jeunes juifs – scander « mort aux Arabes », tout en brandissant des drapeaux israéliens.

La manifestation de samedi est intervenue quelques heures après qu’un homme de 38 ans eut été légèrement blessé par une femme palestinienne âgée qui l’a poignardé à un poste de contrôle situé près du Tombeau des Patriarches à Hébron, en Cisjordanie.

La victime, un habitant de l’implantation de Kiryat Arba, s’est débattue avec la terroriste palestinienne avant que les troupes israéliennes ne la maîtrisent sans avoir à ouvrir le feu, a indiqué la police dans un communiqué.

L’attaque s’est produite à proximité du Tombeau des Patriarches, considéré comme sacré par les juifs et les musulmans et utilisé pour les prières des fidèles des deux religions. Il s’agit d’un point névralgique de la violence.

Le Tombeau est fréquenté par les juifs pendant Shabbat et les fêtes et est souvent sous forte protection militaire.

Lieu de l’attaque au couteau à Hébron, près du Tombeau des Patriarches, le 18 décembre 2021. (Crédit : capture d’écran Twitter)

Ce dernier épisode de la violence s’inscrit dans un contexte de recrudescence des attaques terroristes palestiniennes ces dernières semaines, – quatre d’entre elles ayant eu lieu à Jérusalem, dont une fusillade mortelle à la fin du mois dernier, commise par un membre du Hamas.

Jeudi, Yehuda Dimentman, 25 ans, a été tué et deux personnes ont été blessées dans une fusillade meurtrière à Homesh, en Cisjordanie. Yehuda Dimentman se trouvait dans une voiture à l’entrée de l’implantation lorsque le véhicule a été la cible de tirs.

Un responsable militaire a déclaré que la voiture avait été prise en embuscade depuis le bord de la route.

Yehuda Dimentman était étudiant dans une yeshiva, (école religieuse), près de l’endroit où l’attaque a eu lieu. Homesh est un avant-poste illégal qui devait être abandonné dans le cadre d’une expulsion en 2005, mais qui est maintenant le site d’une yeshiva exploitée illégalement.

Le père d’un fils de neuf mois vivait avec sa famille dans l’implantation voisine de Shavei Shomron.

Les funérailles de Yehuda Dimentman le 17 décembre 2021, un jour après qu’il ait été tué dans une attaque par balles dans le nord de la Cisjordanie. (Capture d’écran vidéo)

Les groupes terroristes palestiniens du Hamas, du Jihad islamique et du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) ont salué l’attaque de jeudi, mais sans la revendiquer.

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