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25 ans après, une pièce sur les violences faites aux femmes toujours d’actualité

L’actrice et dramaturge Naomi Ackerman présente de nouveau « Les fleurs ne suffisent pas » à Jérusalem

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

L’actrice Naomi Ackerman jouera sa pièce sur l'histoire d’une femme victime de violences conjugales, 'Flowers Are not Enough' [Les fleurs ne suffisent pas], à la synagogue Kol Haneshama de Jérusalem le 29 septembre 2022. (Crédit : Avec l’aimable autorisation de Naomi Ackerman)
L’actrice Naomi Ackerman jouera sa pièce sur l'histoire d’une femme victime de violences conjugales, 'Flowers Are not Enough' [Les fleurs ne suffisent pas], à la synagogue Kol Haneshama de Jérusalem le 29 septembre 2022. (Crédit : Avec l’aimable autorisation de Naomi Ackerman)

Cela fait 25 ans que l’actrice Naomi Ackerman a écrit Les fleurs ne suffisent pas, pièce de théâtre israélienne sur le drame des femmes battues.

Près de 2 000 représentations plus tard, Ackerman reprend le spectacle au profit d’une congrégation de Jérusalem, le 29 septembre, dans une version en hébreu (Ackerman se produit parfois en anglais).

« Il est important que ce spectacle soit de nouveau joué », confie Ackerman. « Les choses ont changé : ce n’est plus un tabou et on en parle, mais les violences continuent. »

Ce monologue de 50 minutes raconte l’histoire de Michal, jeune femme de la classe moyenne supérieure, qui se retrouve impliquée dans une relation toxique et violente.

Originaire de Los Angeles, Ackerman vit en Israël depuis l’âge de neuf ans.

En 1998, elle est chargée par le ministère du Bien-être social de Jérusalem d’écrire cette pièce, alors conçue comme une œuvre courte destinée à une conférence de travailleurs sociaux de la ville.

Dans le cadre de ses recherches, elle interroge des femmes, pensionnaires d’un refuge de Jérusalem, et les travailleurs sociaux qui les accompagnent.

« La force de cette histoire est dans sa simplicité et le fait qu’elle se concentre sur cette femme », explique Ackerman.

« C’est une histoire emblématique de ce qui arrive à quiconque – pas seulement les femmes – se trouve impliqué dans une relation basée sur le pouvoir et le contrôle. »

C’est toujours d’actualité aujourd’hui, regrette Ackerman, en particulier en Israël où les violences domestiques sont en hausse.

« Tant de femmes et d’hommes vivent des situations dangereuses, épouvantables et inacceptables parce qu’ils ont honte », ajoute Ackerman.

Elle a réalisé au fil du temps à quel point cette œuvre était capable d’émouvoir et mobiliser le public. Elle organise généralement un temps de parole après chaque représentation.

Elle a également créé un programme d’études basé sur la pièce afin de favoriser la parole sur la question, et utilise le théâtre – et plus largement l’art – pour travailler avec les jeunes à risque ou incarcérés.

La représentation du 29 septembre de « Les fleurs ne suffisent pas » est placée sous les auspices de la congrégation reformée Keren Tzedeka, de la Kehilat Kol Haneshama.

Une partie du bénéfice de la vente des billets sera reversée à des programmes israéliens d’aide aux femmes et à leurs familles en butte à des situations de violence.

Le spectacle se tiendra à la Kehilat Kol Haneshama, 7 rue Asher, a Jérusalem, le 29 septembre à 20h00.

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