35 ans de prison pour le Palestinien qui avait poignardé 2 policiers à Jérusalem
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35 ans de prison pour le Palestinien qui avait poignardé 2 policiers à Jérusalem

Les juges ont expliqué que l'homme de Jérusalem-Est méritait une punition "sévère et exceptionnelle" parce que son attaque préméditée était "grave et exceptionnelle"

Ayman Kurd (au centre), est escorté par des agents pénitentiaires israéliens au tribunal de district de Jérusalem le 13 février 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Ayman Kurd (au centre), est escorté par des agents pénitentiaires israéliens au tribunal de district de Jérusalem le 13 février 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un terroriste palestinien qui avait poignardé et blessé deux policiers à Jérusalem en 2016 a été condamné à une peine « sévère et exceptionnelle » de 35 ans de prison et à une amende de 330 000 shekels (82 500 euros) par le tribunal de district de Jérusalem mercredi dernier.

Ayman Kurd, 21 ans, de Jérusalem-Est, avait poignardé les deux officiers près de l’entrée de la Porte d’Hérode dans la Vieille Ville le 19 septembre 2016, blessant gravement une femme policière de 38 ans et légèrement son collègue, un homme de 47 ans.

Le policier a réussi à tirer à plusieurs reprises sur son assaillant Ayman Kurd après avoir été poignardé, en le blessant.

Kurd a été accusé de deux chefs de tentative de meurtre et d’un chef de port illégal d’une arme.

Dans leur décision, les juges ont déclaré que la peine était sévère et exceptionnelle, mais « était nécessaire, étant donné les circonstances graves et exceptionnelles de ses actes et de leurs lourdes conséquences », a rapporté Hadashot News.

Ils ont déclaré que « l’idéologie qui consiste à aspirer à devenir un ‘martyr’ en assassinant les autres – ce qui fait de la mort un objectif et du meurtrier un saint et un héros – est une idéologie meurtrière ».

Les juges ont ajouté que l’attaque était clairement préméditée et qu’il méritait donc la peine maximale.

« Il a planifié l’attaque à l’avance et s’est équipé d’un couteau qu’il a utilisé comme arme du crime », ont-ils écrit dans leur jugement, « et a fait preuve de détermination et de cruauté dans son intention de tuer. L’accusé a suivi les policiers, les a attaqués par derrière et les a poignardés… jusqu’à ce que le couteau se casse sous la force de l’attaque ».

Selon l’acte d’accusation, avant de mener son attaque, Kurd a écrit plusieurs testaments sur son téléphone.

« Ma mère, mon cœur, ne pleure pas et ne sois pas en colère, prie pour que je meure en martyr. Je veux que toi et [ta sœur] organisiez une fête pour moi », peut-on lire dans l’acte d’accusation, qui cite l’un des testaments. « Soyez assurées que je n’ai pas fait ça à cause de quelqu’un, mais seulement parce que je le voulais. »

Dans un autre testament, Kurd a demandé à sa mère et à sa tante de lui pardonner pour ces attentats, « et de m’enterrer dans le cimetière des martyrs près de mon frère Ramzi ».

Selon l’acte d’accusation, Kurd est arrivé à la Porte de Damas à 7h15 le jour de l’attaque et s’est assis sur un banc, écoutant des versets du Coran et recherchant une cible potentielle. À ce moment-là, il a également écrit un message d’adieu à son père sur Facebook.

Dov Lieber a contribué à cet article.

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