39 partis aux élections ; HaBayit Hayehudi rejette Smotrich et soutiendra Yamina
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39 partis aux élections ; HaBayit Hayehudi rejette Smotrich et soutiendra Yamina

Une alliance de dernière minute de la droite religieuse a échoué ; Hagit Moshe rejoint Bennett alors que la soumission des listes pour le vote du 23 mars est arrivée à échéance

La maire adjointe de Jérusalem, Hagit Moshe, après avoir été déclarée vainqueur des élections pour la direction du parti du Foyer juif, le 19 janvier 2021. (YouTube)
La maire adjointe de Jérusalem, Hagit Moshe, après avoir été déclarée vainqueur des élections pour la direction du parti du Foyer juif, le 19 janvier 2021. (YouTube)

39 partis ont enregistré leur liste de candidats pour les élections du 23 mars, avant la date limite de jeudi soir.

Le parti HaBayit Hayehudi a, à la dernière minute, surpris en annonçant qu’il ne rejoindrait pas la liste commune des partis sionistes religieux et ne se présenterait pas de manière indépendante, mais qu’il apportait son soutien au parti Yamina de Naftali Bennett.

Sur les 39 partis en lice, pas plus de 13 sont considérés comme ayant une chance réaliste de remporter des sièges pour la 24e Knesset.

Le leader du Likud, Benjamin Netanyahu, tentera de prolonger son mandat de douze années consécutives en tant que Premier ministre lors de cette quatrième élection israélienne en l’espace de moins de deux ans. Ses principaux rivaux seront le centriste Yesh Atid, Yamina (droite) et le parti Tikva Hadasha fondé en décembre par l’ancien ministre Likud Gideon Saar. (Israël n’a jamais eu de gouvernement à parti unique ; une coalition doit rassembler le soutien d’au moins 61 membres de la Knesset qui compte 120 sièges pour être formée.)

La chef d’HaBayit Hayehudi, Hagit Moshe, avait été exhortée par Netanyahu à fusionner avec l’alliance sioniste religieuse de Bezalel Smotrich, qui a réuni mercredi les partis d’extrême droite Otzma Yehudit et Noam, profondément anti-LGBT. Mais Moshe a déclaré avoir ressenti une certaine frustration face aux tactiques de négociation de Smotrich ces derniers jours, et qu’elle avait finalement signé un accord avec Bennett, en vertu duquel elle se verrait attribuer un poste ministériel dans la prochaine coalition si Yamina en était membre.

HaBayit Hayehudi étant le plus modéré des quatre partis sionistes religieux, la décision de Moshe fait que Smotrich sera allié uniquement aux extrémistes d’Otzma Yehudit et de Noam, après avoir déclaré pendant des semaines qu’il prévoyait d’unir le camp sioniste religieux dans une liste diversifiée.

Bezalel Smotrich de Yamina (à gauche) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu. (Autorisation)

La dernière fois qu’Otzma Yehudit s’est présenté avec Smotrich, en 2019, la liste comprenait HaBayit Hayehudi et a remporté cinq sièges, un score juste au-dessus du seuil électoral de 3,25 %.

Peu de temps après avoir annoncé son soutien à Yamina de Bennett, Moshe a déclaré qu’elle soutenait Netanyahu au poste de Premier ministre. Elle a précisé plus tard qu’il appartenait à Bennett de déterminer la stratégie ; Bennett a déclaré qu’il cherchait lui-même à occuper le poste de Premier ministre.

La date limite pour les partis pour présenter leurs listes étant arrivée à échéance, il est estimé que seules 13 formations auront des chances sérieuses de se disputer des sièges à la Knesset : le Likud de Netanyahu ; Yesh Atid de Yair Lapid ; Tikva Hadasha de Saar ; Yamina de Bennett ; la Liste arabe unie ; les partis ultra-orthodoxes Yahadout Hatorah et Shas ; Yisrael Beytenu d’Avigdor Liberman ; le Parti travailliste de Merav Michaeli ; le Meretz de Nitzan Horowitz ; Kakhol lavan de Benny Gantz ; Ra’am d’Abbas Mansour – qui s’est séparé de la Liste arabe unie ; et le Parti sioniste religieux de Smotrich.

Les principaux responsables politiques israéliens avant les élections 2021. De gauche à droite : Yair Lapid, Naftali Bennett, Benjamin Netanyahu, Gideon Sa’ar, Benny Gantz. (Autorisation)

Ces derniers jours, alors que la date d’échéance approchait, les partis ont entrepris des négociations fébriles et certains ont abandonné la course pour la Knesset.

Michaeli a choisi de ne pas inclure à sa liste travailliste Tnufa de l’ex-député de Yesh Atid Ofer Shelah, ni HaIsraelim du maire de Tel Aviv Ron Huldai – et les deux hommes ont finalement abandonné la campagne.

Gantz, qui franchit à peine le seuil électoral dans les récents sondages, n’a pas réussi à attirer de partenaires d’alliance, mais a juré « jusqu’au bout » se présenter.

Mansour Abbas, du parti Raam, lors d’une conférence de presse après une rencontre avec le président Reuven Rivlin à la résidence présidentielle à Jérusalem, le 16 avril 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton / Flash90)

Mansour de Ra’am a défié les critiques et s’est détaché de la Liste arabe unie, une décision qui va probablement affaiblir cette alliance – bénéficiant ainsi à Netanyahu – et qui pourrait voir Ra’am tomber sous le seuil électoral.

La cheffe du parti Gesher Orly Levy-Abekasis durant un meeting à Tel Aviv, le 10 septembre 2019. (Crédit : Flash90)

Dans le même temps, Netanyahu a donné à Orly Levy-Abekasis, ministre de la coalition sortante, la 26e place sur la liste du Likud, après avoir placé plus tôt jeudi le premier candidat musulman du Likud, Nail Zoabi, directeur d’école, à la 39e place.

Les partis ne peuvent plus changer leurs listes pour la Knesset maintenant que la date d’échéance est passée, mais ils peuvent encore se retirer des élections.

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