Elections : la Liste arabe unie comptera 3 partis ; Raam se distancie
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Elections : la Liste arabe unie comptera 3 partis ; Raam se distancie

Hadash, Balad, et Ta’al ont signé un accord en amont du scrutin de mars, mais la faction islamiste est restée en marge, après qu'elle a courtisé Netanyahu

Les partis de la Liste arabe unie Hadash, Balad, et Ta'al signent un accord pour les élections le 3 février 2021. (Crédit : Liste arabe unie)
Les partis de la Liste arabe unie Hadash, Balad, et Ta'al signent un accord pour les élections le 3 février 2021. (Crédit : Liste arabe unie)

La Liste arabe unie a annoncé mercredi soir que face à son incapacité à conclure un accord, elle se présentera aux élections de mars sans la faction Raam.

Les trois autres factions – Hadash, Balad et Taal – ont convenu de garder le nom de Liste arabe unie, ce qui signifie que le parti islamiste Raam risque de ne pas dépasser le seuil d’éligibilté.

Au cours des derniers mois, les tensions entre les parties arabes ont pris de l’ampleur, attisées par le chef de Raam, Mansour Abbas, qui a ouvertement montré des rapprochements avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ce qui est absolument intolérable pour ses collègues.

Abbas a déclaré qu’afin de faire avancer les lois prioritaires pour la communauté arabe, il serait même prêt à voter en faveur d’une loi accordant à Netanyahu l’immunité face aux poursuites pour corruption dont il fait l’objet, ou encore à servir dans un gouvernement dirigé par le Likud.

Mansour Abbas, du parti Raam, lors d’une conférence de presse après une rencontre avec le président Reuven Rivlin à la résidence présidentielle à Jérusalem, le 16 avril 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton / Flash90)

Cependant, le parti Raam a affirmé mercredi que la controverse était une question de principe religieux, affirmant dans une déclaration que « les autres factions de la Liste commune ont refusé de s’engager à ne pas voter sur des lois qui contredisent les croyances de notre société conservatrice, y compris le soutien à l’homosexualité ».

Une fois que les trois partis restants ont signé leur accord, le parti Taal a déclaré dans un communiqué qu’ils « continuera avec la Liste arabe unie sur la base des accords et des plateformes politiques signées au moment de la création de l’alliance » politique, et a ajouté que « quiconque ne veut pas continuer avec la Liste arabe unie peut choisir sa propre voie ».

Les anciens collègues d’Abbas de la Liste arabe unie considèrent qu’ils vient en renfort au Premier ministre. Ils accusent Netanyahu d’avoir mené une campagne de provocation raciste contre les Arabes israéliens.

Après l’annonce de mercredi, un responsable de Raam a déclaré que « nous ne voulons pas mettre les électeurs de la Liste arabe unie face à une boite de Pandore. Ils doivent savoir exactement ce qu’ils obtiendront de nous ».

« L’unique objectif que nous nous fixons est de renforcer le pouvoir politique de l’électeur arabe et de mettre ce pouvoir à profit pour qu’il puisse jouir de ses droits », a-t-il ajouté.

Les partis de la Liste arabe unie Hadash, Balad, et Ta’al signent un accord pour les élections le 3 février 2021. (Crédit : Liste arabe unie)

En tant qu’alliance de quatre factions dirigées par des Arabes, la Liste arabe unie était principalement unie par son désir d’éviter de tomber en dessous du seuil électoral de la Knesset de 3,25 % des voix. Les partis représentent un large éventail d’opinions politiques, allant des communistes engagés de Hadash aux islamistes conservateurs de Ra’am.

En mars dernier, le taux de participation élevé des Arabes israéliens a permis à la Liste arabe unie d’obtenir la plus forte participation jamais enregistrée à la Knesset pour leur circonscription – un record de 15 sièges.

Mais après une année de coups politiques successifs, de divisions internes et de maigres réalisations politiques, ils sont confrontés à une apathie croissante des électeurs et à une frustration généralisée au sein de leur base.

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