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458 pavés de la mémoire nettoyés à Bruxelles à l’occasion de Yom HaShoah

Le nettoyage a fait suite à une cérémonie au musée juif dans le centre de Bruxelles ; comme à Paris, les noms de victimes ont également été lus pendant 24h

Des stolpersteines nettoyées et polies à Berlin. Illustration. (Crédit : Yotam Cohen)
Des stolpersteines nettoyées et polies à Berlin. Illustration. (Crédit : Yotam Cohen)

À l’occasion de Yom HaShoah, journée de la mémoire de la Shoah célébrée la semaine dernière, des Belges, pour la plupart des jeunes, ont nettoyé les 458 Stolpersteine, ces pavés de la mémoire, de la ville de Bruxelles, a rapporté la presse belge.

Le nettoyage a fait suite à une cérémonie au musée juif dans le centre de Bruxelles, en présence de Philippe Close, bourgmestre de la ville.

« Quand on nettoie, des gens s’approchent et on peut par exemple leur parler du camp d’Auschwitz pour ceux qui connaissent mal son histoire. C’est une manière de combattre l’ignorance, qui est souvent source de haine », a expliqué Ethan Gabriel Bergman, fondateur du projet « Faites briller leurs mémoires » et chargé des affaires jeunesse à l’European Jewish Association. Il explique avoir déjà participé à des nettoyages dans 25 villes dans six pays différents. « C’est une manière pro-active d’éduquer sur la Shoah pour la prochaine génération », dit-il.

Dans le cadre de Yom HaShoah, à Bruxelles comme à Paris, les noms de victimes ont été lus pendant 24h, en présence du Premier ministre Alexander de Croo en Belgique.

Plusieurs nouveaux Stolpersteine ont récemment été posés en France, notamment à Saint-Mandé, au Havre, à Rouen, à La Baule, à Sélestat, à Biesheim ou encore à Barr, en présence du grand rabbin de France Haïm Korsia.

Créés par l’artiste allemand Gunter Demnig, ces pavés visent à rendre hommage aux personnes mortes dans les camps de concentration nazis. On compte aujourd’hui plus de 75 000 pavés recouverts d’une plaque de laiton posés à travers 25 pays d’Europe depuis les années 1990.

Ils viennent rappeler le destin des victimes du nazisme, qu’elles soient Juives, Tziganes, homosexuelles, handicapées ou opposants politiques. Gravés à la main par le sculpteur Michael Friedrichs-Friedlander, on retrouve inscrit sur chaque pierre le nom, l’adresse, la date de naissance et du décès de la personne tuée par les nazis. Ils sont posés devant le dernier domicile des personnes, avant leur expulsion et leur déportation.

Fin 2020, la mairie de Paris avait refusé la pose de ces petits pavés de la mémoire dans les rues de la capitale, affirmant qu’ils n’étaient « pas adaptés au travail de mémoire parisien ».

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