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Alsace : pose de dix nouveaux pavés de la mémoire à Biesheim

La semaine dernière, d’autres Stolpersteine ont été posés en France, au Havre, à Rouen et à La Baule

Cérémonie de pose de nouveaux pavés de la mémoire à Biesheim, en Alsace, le 4 avril 2022, en présence de la ministre Brigitte Klinkert. (Crédit : Brigitte Klinkert / Twitter)
Cérémonie de pose de nouveaux pavés de la mémoire à Biesheim, en Alsace, le 4 avril 2022, en présence de la ministre Brigitte Klinkert. (Crédit : Brigitte Klinkert / Twitter)

Dix pavés de la mémoire ont été posés à Biesheim (Haut-Rhin), près de Colmar, ce lundi, a rapporté France Bleu. La cérémonie de pose s’est déroulée en présence de Brigitte Klinkert, ministre déléguée à l’insertion au travail et conseillère régionale d’Alsace.

L’Alsace et la commune comptaient une forte population juive jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

L’Alsace compte environ 200 « Stolpersteine », dans une vingtaine de villes. Les premiers de la région ont été posés en 2019 à Muttersholtz, dans le Bas-Rhin.

La semaine dernière, d’autres Stolpersteine ont été posés en France, au Havre, à Rouen et à La Baule.

Créés par l’artiste allemand Gunter Demnig, qui était présent à Biesheim et dans les autres villes la semaine dernière, ils visent à rendre hommage aux personnes mortes dans les camps de concentration nazis. On compte aujourd’hui plus de 75 000 pavés recouverts d’une plaque de laiton posés à travers 25 pays d’Europe depuis les années 1990.

Ils viennent rappeler le destin des victimes du nazisme, qu’elles soient Juives, Tziganes, homosexuelles, handicapées ou opposants politiques. Gravés à la main par le sculpteur Michael Friedrichs-Friedlander, on retrouve inscrit sur chaque pierre le nom, l’adresse, la date de naissance et du décès de la personne tuée par les nazis. Ils sont posés devant le dernier domicile des personnes, avant leur expulsion et leur déportation.

Souvent, comme à Biesheim, un travail scolaire sur la Shoah est réalisé en amont, dans le cadre de la pose des pavés. Dans ce cas, des élèves de CM2 de Biesheim ont été associés au projet.

Fin 2020, la mairie de Paris avait refusé la pose de ces petits pavés de la mémoire dans les rues de la capitale, affirmant qu’ils n’étaient « pas adaptés au travail de mémoire parisien ».

En France, on trouve des pavés de la mémoire dans les villes de Strasbourg, Bordeaux, Rouen ou encore en Vendée.

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