À Holon, un groupe international d’enfants reçoit un traitement salvateur
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À Holon, un groupe international d’enfants reçoit un traitement salvateur

Plus de 30 enfants venus de 7 pays se trouvent en Israël grâce à Save a Child's Heart, qui n'a pas laissé la COVID l'empêcher de sauver la vie d'enfants du monde entier

Des enfants d'Éthiopie, de Tanzanie, du Nigeria, du Kenya, du Kosovo, d'Ouganda et de Zambie traités à Holon, posent avec leurs tuteurs en juin 2021. (Courtoisie de Save a Child's Heart)
Des enfants d'Éthiopie, de Tanzanie, du Nigeria, du Kenya, du Kosovo, d'Ouganda et de Zambie traités à Holon, posent avec leurs tuteurs en juin 2021. (Courtoisie de Save a Child's Heart)

Plus de 30 enfants et adolescents originaires de sept pays, de Cisjordanie et de Gaza sont traités près de Tel Aviv pour des maladies cardiaques graves. Il s’agit du plus grand groupe de patients amenés en Israël depuis plus d’un an par une organisation médicale caritative qui affirme avoir sauvé des milliers de vies au cours des 25 dernières années.

Les enfants sont âgés de 6 mois à 19 ans et viennent d’Éthiopie, de Tanzanie, du Nigeria, du Kenya, du Kosovo, d’Ouganda et de Zambie, ainsi que de l’Autorité palestinienne et de la bande de Gaza, a déclaré Tamar Shapira, directeur exécutif adjoint de Save a Child’s Heart.

« Il s’agit d’un large groupe d’enfants provenant d’une grande variété de pays. Nous n’avons pas eu un groupe comme celui-ci depuis le début de la COVID », a-t-elle déclaré mardi. « Ils parlent tous des langues différentes, sont de couleurs différentes, mais ils sont tous traités par l’équipe de Save a Child’s Heart », a-t-elle ajouté.

Les patients, chacun venus avec un accompagnateur, ont tous été amenés en Israël au cours des dernières semaines, où ils ont été mis en quarantaine conformément aux directives du ministère de la santé avant de recevoir un traitement à l’hôpital pour enfants Sylvan Adams de Holon, qui fait partie du centre médical Wolfson.

Selon M. Shapira, ils ont tous besoin d’une opération à cœur ouvert ou d’un cathéter pour traiter différents problèmes cardiaques potentiellement mortels. Ils devraient rester en Israël pendant un total de deux à trois mois avant de pouvoir rentrer chez eux.

« Israël n’était pas juste leur seul espoir, mais leur dernier espoir », a-t-elle déclaré.

Un technicien en échographie du centre médical Wolfson en Israël, examine le cœur d’un enfant à la clinique Save a Child’s Heart à Zanzibar, le 5 mars 2018. (Crédit : Nati Shohat/FLASH9)

Lundi, la directrice de Wolfson, Anat Engel, a tweeté une photo de 27 des patients et de leurs accompagnateurs réunis, beaucoup tenant des drapeaux de leur pays d’origine.

Le groupe a traité plus de 5 600 enfants de 62 pays depuis sa création en 1995, et en a également dépisté et traité des milliers d’autres lors de missions à l’étranger. En 2019, Save a Child’s Heart a traité un nombre record de 383 enfants, principalement originaires d’Éthiopie, de Tanzanie et du Zanzibar et de l’Autorité palestinienne.

À partir de 2020, les restrictions liées à la pandémie ont limité les voyages internationaux, et Israël a imposé des restrictions importantes à l’entrée dans le pays. L’association a tout de même réussi à traiter 349 enfants – la grande majorité d’entre eux étaient des Palestiniens de Cisjordanie ou de Gaza, 54 autres venant d’Éthiopie et de Tanzanie et 41 de Roumanie.

Bien qu’Israël ait ouvert la plupart des secteurs de la vie quotidienne, des directives strictes restent en place pour les visites et voyages dans le pays, notamment l’obligation pour ceux qui n’ont pas été vaccinés de se placer en quarantaine et l’interdiction d’entrée pour les visiteurs de certains pays jugés à haut risque.

Des voyageurs à l’aéroport international Ben Gurion, le 21 juin 2021. (Crédit : FLASH90)

Depuis mardi, Israël fait face à un retour potentiel de la pandémie en raison d’une augmentation des cas du variant Delta du coronavirus. Le port du masque à l’aéroport est à nouveau obligatoire, et un renforcement des règles de quarantaine a été mis en place, entre autres.

Mme Shapira a déclaré que Save a Child’s Heart avait toujours suivi de près les directives gouvernementales, même lorsque la pandémie semblait avoir été jugulée, et qu’elle continuerait à le faire.

« Nous avons bon espoir de pouvoir poursuivre ces activités », a-t-elle déclaré. « Nous sommes très très heureux de pouvoir sauver ces enfants, avant qu’ils ne retournent chez eux. »

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