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Accord de plaidoyer pour un psychothérapeute coupable d’abus sexuel

Yuval Carmi reconnaît avoir commis des actes sur Kim Ariel Arad, mais pas sur d'autres femmes ; Arad se dit déçue que Carmi n'ait pas été accusé de viol

Le psychologue Yuval Carmi, accusé d'avoir agressé sexuellement des clientes (Crédit : autorisation)
Le psychologue Yuval Carmi, accusé d'avoir agressé sexuellement des clientes (Crédit : autorisation)

Le psychothérapeute Yuval Carmi, qui a plaidé coupable dans le cadre d’un accord de plaidoyer avec les procureurs, a été reconnu coupable mardi de certaines des accusations portées à son encontre en rapport avec des allégations d’agression sexuelle sur une cliente.

Carmi, 66 ans, a admis avoir commis un acte indécent sur Kim Ariel Arad, 21 ans, qui était venue lui demander de l’aide après avoir subi des abus sexuels dans son enfance.

Il n’a pas reconnu avoir commis d’acte répréhensible à l’égard d’au moins trois autres plaignantes qui se sont manifestées pour l’accuser, et ne sera pas poursuivi pour l’un des dossiers en question.

Il n’a pas été immédiatement précisé quand la sentence serait prononcée.

Les actes contre Kim Ariel Arad ont eu lieu au début de l’année, Carmi l’ayant agressée pendant leur séance. Arad a déclaré qu’elle s’était figée lors de cette agression.

Avant la conclusion de l’accord sur le plaidoyer, Mme Arad avait exprimé sa déception à l’égard des procureurs, déclarant que Carmi aurait dû être accusé de viol.

« Cet homme s’est servi de moi et a pénétré dans ma vie privée pendant quatre ans, avec de graves violations de l’éthique. À la fin, il a également pénétré mon corps. Cela s’est passé à l’intérieur de la clinique où je lui ai révélé les détails du viol que j’ai subi dans mon enfance », a déclaré Mme Arad.

« J’avais espéré que la police et le ministère public seraient des adultes responsables… leur décision, de donner au crime commis contre moi, l’étiquette qu’ils ont donnée, une étiquette qui ne reconnaît pas ce que j’ai vécu, poursuit la grave atteinte à mon sentiment de sécurité. »

Elle a dit qu’elle avait envisagé de faire appel auprès de la Haute Cour de justice, mais qu’elle était arrivée à la conclusion que ce serait « une torture, et je ne peux pas vivre cela davantage ».

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