Rechercher

Accord entre l’Egypte et Israël pour déployer plus de soldats égyptiens à Rafah

Depuis février 2018, l'armée mène néanmoins une opération d'envergure dans le nord du Sinaï notamment pour tenter de dompter l'État islamique

Des gardes palestiniens du Hamas se tiennent près d'une tour de guet égyptienne à la frontière avec l'Égypte à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. (Crédit : AP/Hatem Moussa)
Des gardes palestiniens du Hamas se tiennent près d'une tour de guet égyptienne à la frontière avec l'Égypte à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. (Crédit : AP/Hatem Moussa)

L’Egypte et Israël ont convenu d’accroître le nombre de soldats égyptiens postés à Rafah, terminal frontalier égyptien avec l’enclave palestinienne de Gaza contrôlée par le groupe terroriste du Hamas, a indiqué lundi le porte-parole de l’armée égyptienne.

La gestion des forces armées autour de Rafah est encadrée par le traité de paix signé entre l’Egypte et Israël en 1979.

A la suite d’une « réunion de coordination avec la partie israélienne », les deux pays ont décidé d’ « amender l’accord de sécurité afin d’augmenter le nombre et les capacités des gardes-frontières dans la région frontalière » de Rafah, a annoncé le responsable dans un communiqué sur Facebook.

Une décision prise, selon le texte, « dans le cadre des efforts de l’Egypte pour préserver la sécurité nationale et sécuriser la frontière dans le nord-est » frontalier de la bande de Gaza.

Situé dans la péninsule du Sinaï où sévit une insurrection armée emmenée par une branche locale de l’organisation Etat islamique (EI), Rafah se trouve dans une zone où les attentats se sont multipliés après la destitution en 2013 par l’armée du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans.

Depuis février 2018, l’armée mène néanmoins une opération d’envergure dans le nord du Sinaï notamment pour tenter de dompter l’EI.

Plus d’un millier de jihadistes présumés et des dizaines de membres des forces de sécurité ont été tués dans le Sinaï, selon les chiffres officiels.

Le Premier ministre Naftali Bennett, à gauche, et le président Abdel-Fattah el-Sissi se rencontrent à Sharm el-Sheikh, le 13 septembre 2021. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Dans une interview à la chaîne américaine CBS en 2019, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait reconnu comme « véridiques » les informations selon lesquelles la coopération en matière de sécurité entre l’Egypte et Israël était « plus étroite » que jamais dans le Sinaï.

Mi-septembre, ce dernier a rencontré le Premier ministre israélien Naftali Bennett à Charm el-Cheikh (sud du Sinaï), une première pour un chef de gouvernement israélien depuis 10 ans.

Les deux dirigeants ont alors abordé des questions sécuritaires et le conflit israélo-palestinien, où Le Caire a joué un rôle central en mai dernier en négociant un cessez-le-feu après une guerre éclair et meurtrière entre Israël et le mouvement islamiste du Hamas dans la bande de Gaza.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...